Le CAC 40 clôture en recul : les tensions entre Washington et Téhéran pèsent sur la Bourse de Paris
La Bourse de Paris a terminé la séance du mardi 7 avril dans le rouge, le CAC 40 cédant 0,67 % à 7 908,74 points. Sur les quarante valeurs de l'indice, vingt-neuf ont fini en baisse, contre seulement onze en hausse : un déséquilibre net qui traduit la nervosité ambiante. La confrontation entre les États-Unis, Israël et l'Iran, sur fond d'ultimatum et de pétrole au-dessus de 111 dollars le baril, a plané cet après-midi.
Une séance sous tension géopolitique
La menace proférée par Donald Trump de « ramener l'Iran à l'âge de pierre » en l'absence d'accord avant l'expiration de son ultimatum — fixé à mercredi 2 heures du matin, heure française — a constitué le fil conducteur de cette journée. Si le président américain a démenti en fin d'après-midi tout recours éventuel à l'arme atomique, la rhétorique belliqueuse n'a pas rassuré les investisseurs. Le Brent, qui a touché 111,40 dollars dans la matinée, est resté fermement ancré au-dessus des 110 dollars, témoignant d'un marché pétrolier sous haute pression.
Dans ce contexte, le CAC 40 avait pourtant réussi à trouver de ressort haussier ce matin, dépassant +1%. La séance s'est ensuite déroulée sur un mode prudent, sans catalyseur sectoriel majeur capable de contrebalancer les inquiétudes liées au Moyen-Orient. Le SBF 120 a suivi la même trajectoire, terminant en repli de 0,66 % à 5 993,18 points. La tonalité négative était partagée : une écrasante majorité de valeurs du CAC 40 a reculé, signe d'un mouvement de retrait généralisé plutôt que ciblé sur quelques dossiers isolés.
STMicroelectronics et Publicis résistent à la vague rouge
Dans ce paysage baissier, quelques valeurs ont tout de même tiré leur épingle du jeu. STMicroelectronics a signé la meilleure performance du jour avec un bond de 4,18 % à 30,30 euros, se distinguant nettement du reste de l'indice. Le fabricant de semi-conducteurs franco-italien a profité d'un regain d'intérêt pour le secteur technologique, alors même que la majorité du marché cédait du terrain.
Publicis Groupe a également fini dans le vert, en hausse de 1,13 % à 73,30 euros, suivi d'Orange (+0,61 % à 18 euros) et de Société Générale (+0,58 % à 64,61 euros). Air Liquide a clôturé en légère progression de 0,54 % à 181,50 euros, alors qu'Alphavalue a relevé son objectif de cours sur le titre de 204 à 205 euros, tout en maintenant sa recommandation « accumuler ». Ces hausses restent néanmoins isolées dans un indice largement dominé par le rouge.
Stellantis et Kering en queue de peloton, Sanofi recule malgré de bons résultats cliniques
Du côté des baisses, Stellantis a accusé le plus fort recul du jour, lâchant 3,77 % à 6,33 euros. Le constructeur automobile, déjà fragilisé ces derniers mois, a de nouveau souffert dans un environnement marqué par la hausse des coûts de l'énergie. Renault n'a pas été épargné non plus, reculant de 2,26 % à 29,42 euros, alors que le groupe a annoncé le regroupement de ses activités de recharge sous la marque unique Plug Inn. Le secteur automobile dans son ensemble a pâti de la flambée du brut.
Kering a cédé 2,83 % à 257,75 euros, tandis qu'Eurofins Scientific a perdu 2,78 % à 65,04 euros. Le cas de Sanofi est plus paradoxal : le laboratoire a reculé de 2,51 % à 80,51 euros alors même qu'il a annoncé des résultats positifs de phase 2 pour son candidat-médicament lunsekimig dans l'asthme et la rhinosinusite chronique avec polypose nasale. La bonne nouvelle clinique n'a pas suffi à protéger le titre du mouvement de repli général qui a dominé cette séance placée sous le signe des risques géopolitiques.