Le CAC 40 frôle la stabilité dans un climat d'apaisement commercial relatif
La Bourse de Paris a clôturé ce lundi 13 octobre en hausse modeste de 0,21% à 7 934,26 points, dans un contexte marqué par un léger apaisement des tensions commerciales sino-américaines. Après avoir ouvert en net rebond grâce aux propos plus conciliants de Donald Trump sur les relations avec la Chine, l'indice parisien a progressivement perdu de son élan au cours de la séance. Les valeurs technologiques et industrielles ont tiré leur épingle du jeu, tandis que certains fleurons du luxe et de la consommation ont pesé sur la performance d'ensemble. Cette séance illustre la prudence persistante des investisseurs français, alors que l'incertitude politique nationale continue de planer sur les marchés.
STMicroelectronics et les industriels redressent la barre
Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics s'est imposé comme le champion du jour avec un bond de 3,13% à 24,73 euros, profitant pleinement du rebond du Nasdaq et de l'apaisement temporaire dans le conflit commercial sino-américain. Le titre amplifie traditionnellement les mouvements du secteur technologique américain et a bénéficié du revirement de Donald Trump, qui a finalement adopté un ton plus mesuré après avoir menacé vendredi d'imposer des droits de douane massifs de 100% sur les produits chinois.
L'action ArcelorMittal a suivi avec une progression de 3,09% à 33,32 euros, et ce malgré l'incendie survenu sur son site de Fos-sur-Mer le 8 octobre, qui a contraint le groupe à mettre à l'arrêt son haut fourneau numéro 2. Cette résilience boursière témoigne de la solidité du modèle économique du géant sidérurgique. Stellantis a grimpé de 2,82% à 8,80 euros, porté par l'annonce de facturations consolidées en hausse de 13% au troisième trimestre 2025, à 1,3 million d'unités, avec une performance particulièrement remarquable en Amérique du Nord où les ventes ont bondi de 35%. Cette dynamique positive a effacé temporairement les inquiétudes liées au vaste rappel de plus de 700 000 véhicules diesel annoncé en octobre. Saint-Gobain a gagné 2,01% à 89,30 euros, tandis que l'action Publicis Groupe, à la veille de sa publication trimestrielle prévue mardi 14 octobre, a avancé de 1,63% à 83,50 euros.
Michelin chute lourdement, le luxe et la consommation sous pression
À l'opposé du tableau, l'action Michelin a subi sa troisième séance consécutive de baisse en s'effondrant de 2,78% à 28,67 euros, accusant le coup le plus sévère du CAC 40. Le fabricant de pneumatiques paie le prix des perspectives pessimistes communiquées la semaine dernière lors d'une conférence avec les analystes, au cours de laquelle le groupe a indiqué que ses volumes du troisième trimestre resteraient négatifs en glissement annuel, avec une baisse estimée autour de 5% par rapport à l'année précédente. Cette révision à la baisse a conduit JPMorgan et Jefferies à abaisser leurs prévisions de résultats pour 2025 et 2026.
Le secteur du luxe n'a guère brillé davantage. L'action Kering a reculé de 1,70% à 303,75 euros, tandis que l'action LVMH a cédé 1,03% à 540,40 euros, à quelques heures de sa publication trimestrielle attendue mardi 14 octobre, malgré un regain d'optimisme récent de plusieurs banques d'investissement qui sont repassées à l'achat sur la valeur. L'action Danone a perdu 1,53% à 74,72 euros, effaçant une partie des gains engrangés jeudi dernier suite à une note positive de JPMorgan. Orange a glissé de 1,18% à 13,43 euros, toujours affecté par la panne majeure qui a touché ses réseaux fixes et mobiles à Paris le 9 octobre. Edenred a abandonné 1,16% à 20,47 euros. Cette disparité des performances sectorielles révèle un marché parisien tiraillé entre les signaux d'amélioration venus d'outre-Atlantique et les fragilités persistantes de certains piliers de la cote française.