Le CAC 40 hésite à mi-séance et BNP Paribas s'envole de près de 4%
La Bourse de Paris est quasi-stable jeudi en milieu de séance, avec un CAC 40 qui stagne autour des 8 255 points. Si l'indice peine à trouver une direction claire, BNP Paribas tire son épingle du jeu avec un bond de 3,68%, tandis que l'automobile et l'énergie plombent les compteurs.
Une séance sans relief malgré quelques publications d'entreprises
Le CAC 40 évolue ce jeudi 5 février dans un périmètre étroit, cédant à peine 0,09% à 8 255,05 points en milieu d'après-midi. La dispersion du marché témoigne d'une séance indécise : 22 valeurs perdent du terrain contre 18 qui progressent, sans qu'aucune tendance nette ne se dégage. L'ambiance reste attentiste sur la place parisienne, où les investisseurs digèrent une série de résultats annuels publiés ces derniers jours. Le marché manque de catalyseur fort pour s'orienter franchement dans un sens ou dans l'autre, oscillant entre des prises de bénéfices sur certaines valeurs défensives et un regain d'intérêt ponctuel pour quelques bancaires et industriels.
BNP Paribas mène le bal des hausses avant une échéance judiciaire
La première banque française s'impose comme la plus forte hausse du CAC 40 ce jeudi, prenant 3,68% à 94,28 euros. BNP Paribas a par ailleurs atteint un nouveau plus haut historique ce matin à 95,59 euros. Derrière la banque, Euronext grimpe de 2,37% à 116,70 euros, sans actualité particulière.
Publicis Groupe s'adjuge 1,93% après avoir dévoilé une croissance organique de 5,6% en 2025 et une marge opérationnelle en amélioration à 18,2%. Le groupe de communication a également relevé son dividende et anticipe une septième année consécutive de surperformance. ArcelorMittal progresse de 1,60% à 48,30 euros après avoir affiché un bénéfice net annuel de 3,2 milliards de dollars en 2025, soutenu par ses investissements dans les énergies renouvelables et les mines de fer. Legrand complète ce tableau avec une hausse de 1,48% à 136,85 euros.
L'automobile et l'énergie pèsent sur l'indice
À l'opposé, Stellantis accuse la plus forte baisse du jour avec un recul de 3,12% à 8,40 euros, prolongeant sa phase de faiblesse. Le constructeur automobile continue de souffrir dans un contexte sectoriel toujours délicat.
Les valeurs défensives subissent également des dégagements. Engie cède 2,54% à 25,34 euros et Orange abandonne 2,45% à 16,14 euros, deux replis qui suggèrent des prises de bénéfices après plusieurs séances de consolidation. Le luxe n'est pas épargné : Kering perd 1,59% à 260,15 euros, tandis que Thales recule de 1,46% à 249,40 euros.