Pétrole à 100 dollars : Shell atteint un record historique, mais le risque de surchauffe guette
Shell PLC vient de franchir un cap symbolique. Ce vendredi 13 mars, en séance, le titre a battu son record historique à 38,91 euros, porté par la flambée du Brent au-delà des 100 dollars le baril. En trois mois, l'action du géant pétrolier britannique a bondi de près de 27 %, une accélération spectaculaire qui interpelle les investisseurs au moment où la crise au Moyen-Orient bouleverse les équilibres du marché pétrolier mondial.
Une dynamique haussière nourrie par la géopolitique
Le conflit au Moyen-Orient, entré dans son quatorzième jour, a propulsé le Brent au-dessus du seuil critique des 100 dollars le baril, un niveau alimenté par le blocage du détroit d'Ormuz et les attaques contre des installations pétrolières dans le Golfe. Shell, en tant que l'un des premiers producteurs mondiaux d'hydrocarbures, capte mécaniquement cette envolée des cours. Le titre affiche une progression de 8,39 % sur la seule dernière semaine, et de 25,8 % sur un an.
Après +27 % en trois mois, la question du timing se pose
Si la dynamique reste favorable, plusieurs signaux invitent à la prudence. Le RSI (indice de force relative) s'établit à 85, un niveau qui traduit une situation de surachat prononcée. Historiquement, un RSI aussi élevé signale souvent une pause technique, voire une consolidation à court terme, même dans un marché structurellement haussier. L'écart entre le cours actuel (38,76 euros) et la moyenne mobile à 50 jours (33,07 euros) atteint plus de 17 %, ce qui témoigne de la vitesse de la hausse récente.