Près de 30 % en un mois : cette action peut-elle encore accélérer ?
Le titre La Française de l'Énergie (LFDE) marque une pause à 42,80 euros, en repli de 2,6 % sur la journée, après un parcours fulgurant. En un mois, l'action a bondi de près de 30 %, portée par la publication de résultats semestriels et un relèvement d'objectif de cours par Oddo BHF. Avec un doublement de sa valeur sur un an, le titre attire l'attention des investisseurs, mais la question du timing se pose désormais avec acuité.
Un rallye spectaculaire soutenu par des catalyseurs concrets
La dynamique de La Française de l'Énergie impressionne. Le titre a gagné 27 % sur les sept derniers jours et plus de 42 % sur trois mois, passant de 33 euros fin février à 42,80 euros ce jeudi. Ce rallye a été déclenché en grande partie par la publication, mardi 24 mars, des résultats semestriels du groupe. Le chiffre d'affaires ressort en hausse de 16,5 % à 14,2 millions d'euros, témoignant d'une trajectoire de croissance soutenue. La marge d'EBITDA a toutefois reculé de onze points, à 42 %, en raison d'investissements volontaires dans le renforcement des capacités d'exécution, en vue d'une montée en puissance industrielle programmée à partir de 2027. Un signal que le marché a visiblement interprété comme positif, saluant la stratégie de long terme du groupe. Dans la foulée, Oddo BHF a relevé son objectif de cours de 43 à 48 euros, assorti d'une recommandation à « surperformance », confortant la lecture haussière du dossier. Techniquement, le titre évolue désormais bien au-dessus de ses moyennes mobiles à 20 jours (36,11 euros), 50 jours (34,72 euros) et 200 jours (32,77 euros), confirmant une tendance haussière établie.
Un potentiel résiduel à mettre en balance avec des signaux de vigilance
Pour un investisseur, le dossier La Française de l'Énergie présente un profil contrasté à court terme. D'un côté, l'objectif de cours d'Oddo BHF à 48 euros laisse entrevoir un potentiel de hausse d'environ 12 % par rapport au cours actuel, dans un contexte où le groupe prépare activement une phase d'accélération industrielle. Le beta très faible du titre (0,11) en fait par ailleurs une valeur relativement décorrélée des mouvements de marché, un atout dans un environnement où le VIX affiche un niveau de tension élevé à 26,95 et où le CAC 40 cède près de 1 % en séance. De l'autre, plusieurs signaux invitent à la prudence. Le RSI, à 70, se situe à la frontière de la zone de surachat, ce qui, après une hausse de 30 % en un mois, peut annoncer une phase de consolidation. La séance du jour, en repli, pourrait en constituer les prémices. Le prochain rendez-vous à surveiller est la publication du chiffre d'affaires du troisième trimestre, attendue le 20 avril. D'ici là, la résistance identifiée à 46 euros constituera un seuil clé pour jauger la capacité du titre à poursuivre son ascension. Le support technique à 32,25 euros, bien éloigné du cours actuel, offre en revanche un filet relatif en cas de correction plus marquée.