Wall Street plonge dans le rouge, plombée par les craintes de récession
Les trois principaux indices ont enregistré des pertes significatives, le Nasdaq subissant la plus forte correction.
Une chute généralisée des indices, reflet des tensions économiques
La journée boursière s'est achevée sur une note particulièrement négative pour Wall Street. Le Dow Jones Industrial Average a cédé 2,08% pour clôturer à 41 911,71 points, effaçant tous ses gains depuis l'élection de Donald Trump en novembre dernier. Le Nasdaq Composite, à forte coloration technologique, a subi la plus lourde perte avec une chute de 3,81%, terminant la séance à 19 430,95 points. L'indice élargi S&P 500 n'a pas été épargné, reculant de 2,7% pour finir à 5 614,56 points. Cette correction brutale intervient dans un contexte de craintes grandissantes quant à une possible récession aux États-Unis, alimentées par les récentes déclarations du président Trump et les incertitudes liées à sa politique commerciale agressive.
Les géants de la tech et les valeurs bancaires en première ligne
Les valeurs technologiques, piliers de la croissance boursière ces dernières années, ont particulièrement souffert. Les « Sept Magnifiques » (Apple, Microsoft, Alphabet, Amazon, Nvidia, Meta et Tesla) ont tous terminé dans le rouge, avec des baisses allant de 2% à plus de 5%. Tesla a notamment accusé une chute vertigineuse de 15,43%, tandis qu'Apple a perdu 4,85% de sa valeur. Le secteur bancaire n'a pas été épargné, reflétant les inquiétudes des investisseurs quant à l'impact d'un potentiel ralentissement économique sur les institutions financières. JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Bank of America ont tous enregistré des baisses significatives. Cette défiance généralisée s'est également manifestée par une hausse de l'indice VIX, surnommé « l'indice de la peur », qui a atteint son plus haut niveau depuis décembre, soulignant la nervosité croissante des investisseurs face aux perspectives économiques incertaines.