Blanche-Neige : 269 millions investis par Disney pour un échec annoncé ?
Entre polémiques, reshoots et craintes d'un flop au box-office, le conte de fées pourrait bien virer au cauchemar financier pour la firme de Mickey.
Contenu conçu et proposé par Brisbane Media. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.
Un budget démesuré pour un pari risqué
Le 21 mars, Disney s'apprête à dévoiler sa version modernisée du conte de Blanche-Neige. Mais contrairement aux lancements habituels en grande pompe, le studio a opté pour une approche discrète, voire frileuse. Fini le tapis rouge et les festivités : la première doit avoir lieu ce 15 mars dans l'intimité du El Capitan Theatre à Hollywood, avec un accès limité aux médias.
Le chiffre donne le vertige : plus de 270 millions de dollars investis dans cette nouvelle version de Blanche-Neige. Un montant colossal qui place d'emblée le film parmi le top 10 des productions les plus onéreuses de l'histoire du cinéma. Chez Disney, on serait même plus qu'inquiet face à l'explosion du budget initial, estimé à 180 millions de dollars. Comment expliquer une telle inflation ? Les multiples reshoots et réécritures du scénario, visant à apaiser les controverses, semblent avoir largement contribué à cette flambée des coûts.
L'industrie cinématographique considère qu'un film doit générer environ 2,5 fois son budget de production en recettes au box-office pour couvrir non seulement le coût de production, mais aussi les dépenses additionnelles telles que le marketing, la distribution et la part des recettes revenant aux exploitants de salles. Ainsi, pour espérer rentabiliser son investissement, Disney devrait réaliser des recettes colossales au box-office mondial, estimées au minimum à 500 millions de dollars. La pression est immense sur les épaules de Rachel Zegler, l'interprète de Blanche-Neige, et de Gal Gadot, qui incarne la Méchante Reine. Mais le défi est de taille tant le contexte semble délétère.
Une cascade de polémiques
Bien avant sa sortie, Blanche-Neige cristallisait déjà toutes les critiques. Les choix artistiques et scénaristiques de Disney ont été passés au crible, suscitant de vives réactions sur les réseaux sociaux. La bande-annonce du film, dévoilée en décembre 2024, a rapidement accumulé plus de 1,4 million de « dislikes » sur YouTube, un record peu enviable. Les fans les plus puristes dénoncent une trahison de l'esprit du conte original, tandis que d'autres accusent le studio de céder au « wokisme » en modernisant à outrance l'histoire.
Les déclarations maladroites de Rachel Zegler, affirmant que le prince charmant ne sauverait pas Blanche-Neige dans cette version ou qu'il la « harcelait » dans le conte original, ont également fait polémique. La jeune actrice a dû présenter ses excuses publiquement, tentant de calmer le jeu à quelques semaines de la sortie. Mais le mal était fait, et l'image du film en a pâti. Plus récemment, c'est le choix de remplacer les nains par des créatures en images de synthèse, notamment suite aux critiques de l'acteur Peter Dinklage sur la représentation des personnes de petite taille, qui a fait grincer des dents. Le producteur du film a tenté de justifier cette décision, expliquant qu'il s'agissait de respecter la sensibilité du public actuel. Un choix qui a eu un impact considérable sur le budget des effets spéciaux et dont l'explication n'a pas convaincu, beaucoup y voyant une forme d'hypocrisie ou de fausse bienveillance de la part de Disney.
Un échec annoncé ou un pari audacieux ?
À l'approche de sa sortie le 21 mars, Blanche-Neige semble plus que jamais sur la sellette. Les analystes du box-office sont pessimistes quant aux chances de succès du film. Certains évoquent même un potentiel désastre financier qui pourrait mettre un coup d'arrêt à la stratégie de remakes en live-action de Disney.
Le studio, déjà fragilisé par les échecs récents de films comme « La Petite Sirène » ou « The Marvels », joue gros sur ce projet. Un flop de Blanche-Neige pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l'entreprise, déjà endettée à hauteur de plusieurs milliards de dollars.
Pourtant, tout n'est pas perdu. Disney mise sur le pouvoir d'attraction de sa franchise et sur la curiosité du public pour ce remake très attendu. Le studio espère que la qualité visuelle du film, fruit d'un investissement massif, saura convaincre les spectateurs. La controverse elle-même pourrait paradoxalement jouer en faveur du film, en attisant la curiosité du grand public. Reste à savoir si cela suffira à compenser le budget pharaonique et les polémiques qui entourent le projet.
Les controverses autour de Blanche-Neige s'inscrivent dans un débat plus large sur l'orientation éditoriale de Disney. Accusé par ses détracteurs de céder au « wokisme », le studio se trouve pris entre deux feux : d'un côté, la pression pour moderniser ses classiques et les rendre plus inclusifs ; de l'autre, la crainte d'aliéner une partie de son public traditionnel. Cette tension se reflète jusque dans les déclarations de Bob Iger, PDG de Disney, qui a récemment affirmé que l'ère du « woke Disney » était révolue, insistant sur le fait que la mission première de l'entreprise était de divertir, et non de promouvoir un quelconque agenda.
Le cas de Blanche-Neige illustre la difficulté pour Disney de naviguer entre ces différentes attentes. Le studio a tenté de moderniser le conte tout en préservant son essence, mais le résultat semble avoir mécontenté aussi bien les partisans du changement que les défenseurs de la tradition. Cette situation délicate pose la question de la viabilité économique d'une telle approche, alors que les dernières productions Disney ont connu des performances mitigées au box-office.
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