Expatriés investisseurs : les grandes métropoles délaissées au profit des villes moyennes
La plateforme Immoneos a dévoilé sa deuxième édition du baromètre annuel documentant les stratégies d'investissement des Français établis à l'étranger, fondée sur l'analyse de 50 000 demandes de financement réalisées entre 2024 et 2025.
Un observatoire inédit pour un marché peu documenté
Immoneos publie le Baromètre 2026 de l'investissement immobilier des non-résidents, une étude annuelle s'appuyant sur les demandes de financement de sa communauté couvrant une trentaine de grandes villes françaises. Cette deuxième édition succède à une première (2020-2022) réalisée dans un contexte de taux historiquement bas. Le retournement du marché immobilier amorcé en 2022 et la remontée des taux d'intérêt ont profondément modifié les conditions d'accès au crédit, avec un impact encore plus marqué pour les non-résidents, justifiant cette nouvelle édition.
Un basculement stratégique : du patrimoine au rendement locatif
Le baromètre révèle un changement de priorité majeur chez les investisseurs non-résidents : un recul de certaines grandes métropoles régionales. Nantes enregistre une chute notable, tandis que Toulouse, Bordeaux et Lille connaissent également un recul. Parallèlement, les villes moyennes progressent significativement : Dijon (+0,8 point), Le Mans (+0,4 point) et Nancy (+0,2 point). Paris conserve 14,8 % des demandes de financement, tandis que Lyon et Nice atteignent chacune 5,7 %.
Cette recomposition géographique traduit une adaptation à un environnement plus contraint, où les expatriés réorientent leurs stratégies vers le rendement locatif plutôt que la valorisation patrimoniale.