Immobilier : la FNAIM voit une reprise sans emballement en 2026
La Fédération nationale de l’immobilier estime que le marché de l’ancien sort progressivement de trois années de contraction, mais sans entrer dans une phase d’accélération franche. Après le rebond observé en 2025, la reprise se poursuit, portée par un redémarrage des transactions et une relative stabilisation des prix.
Des ventes en hausse, des prix presque stabilisés
Le volume des transactions dans l’ancien a progressé de 12 % en 2025, à 951 000 ventes, puis a atteint 956 000 sur douze mois glissants à fin janvier 2026. Dans le même temps, les prix apparaissent presque stabilisés au niveau national, avec un recul limité à 0,1 % sur un an au 1er mars 2026, après une baisse moyenne d’environ 5 % depuis le point haut du marché.
Cette stabilisation reste toutefois très contrastée selon les territoires. Les prix repartent dans les grandes villes (+0,9 %) et progressent davantage dans leurs périphéries (+2,3 %), tandis qu’ils continuent de reculer dans les zones rurales (-1,4 % sur un an).
Une hausse modérée attendue en 2026
Pour 2026, la fédération anticipe donc une poursuite de la reprise, mais à un rythme mesuré : les ventes progresseraient d’environ 3 %, tandis que les prix n’augmenteraient que modérément, dans une fourchette de 1 % à 2 %. Ce scénario s’inscrit dans un environnement macroéconomique plus calme que lors du choc inflationniste précédent : en février 2026, l’inflation en France se situait autour de 1 %, et la Banque de France tablait sur une croissance proche de 1 % en 2026.