Holdings familiales : l’État contre le temps long
La taxation proposée des holdings par l'État pourrait affaiblir le capital patient, menaçant l'économie et la transmission intergénérationnelle.
Une “rente dormante” qui finance l’économie
Derrière la formule technocratique se cache une proposition lourde de conséquences : assimiler les bénéfices non distribués des holdings à des revenus réalisés, donc imposables. Une fiction fiscale, selon les praticiens, qui reviendrait à taxer des ressources encore investies dans la croissance.
« Conserver de la trésorerie sur le long terme n’est pas de l’inaction, c’est une gestion saine et responsable », rappelle Charles-Henri Bujard, président de l’AFFO. Ces réserves permettent d’amortir les crises, de financer les filiales, de soutenir l’emploi et d’éviter des ventes précipitées en cas de succession. Dans un environnement économique incertain, la trésorerie représente le capital patient qui maintient la stabilité des entreprises familiales.
Pour l’AFFO, cette mesure risquerait de pénaliser la solidité financière des groupes et de fragiliser la transmission intergénérationnelle. « Une holding, c’est un cœur de réseau, pas un coffre-fort », résume un professionnel du métier. En confondant prudence et rente, l’État s’attaque à l’un des piliers de la souveraineté économique : la capacité des familles à investir à long terme.
Le pilier invisible du capitalisme français
En France, les holdings familiales assurent la pérennité de milliers de PME et d’ETI. Elles financent l’innovation, la croissance externe et la transition énergétique. En période de crise, elles servent de socle : elles maintiennent l’emploi, soutiennent la trésorerie des filiales et amortissent les chocs conjoncturels. Leur rôle dépasse le cadre patrimonial pour devenir économique et social.
L’AFFO souligne que cette fiscalité nouvelle provoquerait un effet domino : baisse des fonds propres, recul de la capacité d’investissement et hausse du coût du capital. « Taxer les holdings, c’est condamner ce qui leur permet de protéger les emplois, d’investir et de préparer l’avenir », insiste Charles-Henri Bujard. À terme, le risque est clair : pousser certaines familles à délocaliser leurs structures de tête, entraînant une érosion du tissu entrepreneurial français.
Cette initiative s’inscrit à rebours des objectifs de réindustrialisation et de souveraineté économique affichés par le gouvernement. Alors que l’exécutif cherche à attirer les investisseurs étrangers, il envoie un signal paradoxal à ceux qui, en France, pratiquent le capital patient. Le débat dépasse la fiscalité : il interroge la vision même du temps long dans une économie qui privilégie la dépense immédiate.
Le pilier invisible du capitalisme français
En France, les holdings familiales assurent la pérennité de milliers de PME et d’ETI. Elles financent l’innovation, la croissance externe et la transition énergétique. En période de crise, elles servent de socle : elles maintiennent l’emploi, soutiennent la trésorerie des filiales et amortissent les chocs conjoncturels. Leur rôle dépasse le cadre patrimonial pour devenir économique et social.
L’AFFO souligne que cette fiscalité nouvelle provoquerait un effet domino : baisse des fonds propres, recul de la capacité d’investissement et hausse du coût du capital. « Taxer les holdings, c’est condamner ce qui leur permet de protéger les emplois, d’investir et de préparer l’avenir », insiste Charles-Henri Bujard. À terme, le risque est clair : pousser certaines familles à délocaliser leurs structures de tête, entraînant une érosion du tissu entrepreneurial français.
Cette initiative s’inscrit à rebours des objectifs de réindustrialisation et de souveraineté économique affichés par le gouvernement. Alors que l’exécutif cherche à attirer les investisseurs étrangers, il envoie un signal paradoxal à ceux qui, en France, pratiquent le capital patient. Le débat dépasse la fiscalité : il interroge la vision même du temps long dans une économie qui privilégie la dépense immédiate.