Continuer avec Google
Continuer avec Facebook
Continuer avec Apple
Rubrique en collaboration avec
Avec une hausse de +37,3 % en dix ans, la taxe foncière est devenue l’un des facteurs les plus scrutés par les propriétaires et les investisseurs. Pourtant, une nouvelle étude de Maslow.immo démontre que fiscalité locale élevée et dynamisme immobilier ne sont pas incompatibles. Grâce à son Indice d’Attractivité Fiscale (IAF), croisant données DVF et statistiques de l’UNPI, l’analyse redessine la carte des territoires les plus résilients.
La fiscalité locale n’a jamais pesé aussi lourd sur les propriétaires. Selon l’UNPI, la taxe foncière a progressé de +37,3 % entre 2014 et 2024, soit deux fois plus vite que l’inflation. Dans certaines communes, la hausse est spectaculaire : Paris +87,9 %, Marseille +55 %, Strasbourg +49 %. Cette envolée résulte à la fois de la revalorisation des bases cadastrales et des décisions locales, souvent liées aux besoins de financement des collectivités.Cette dynamique aurait pu laisser penser que les territoires les plus taxés perdraient automatiquement leur dynamisme immobilier. Pourtant, l’analyse menée par Maslow.immo nuance cette idée. Grâce à un nouvel outil, l’Indice d’Attractivité Fiscale (IAF), l’étude montre qu’aucune corrélation simple n’existe entre hausse des taxes et affaiblissement du marché immobilier.L’IAF repose sur deux variables clés : – le taux de croissance annuel moyen (TCAM) du nombre de transactions immobilières (source DVF 2014–2024) ; – l’évolution du taux de taxe foncière (source UNPI).La pondération accorde 60 % au dynamisme immobilier et 40 % à la pression fiscale inversée, pour refléter la capacité d’un territoire à demeurer attractif malgré les hausses. L’indice, compris entre 0 et 100, ne mesure pas un niveau absolu de taxation mais un équilibre global.Et les résultats surprennent.En tête, Massy (IAF 100) illustre la coexistence d’une fiscalité marquée et d’un marché immobilier extrêmement dynamique. Suivent Vénissieux (91,55) puis Castelnau-le-Lez (70,99), trois communes où l’équilibre entre croissance démographique, flux de transactions et fiscalité maîtrisée crée des conditions favorables pour les investisseurs.Maslow.immo insiste sur ce point : l’attractivité fiscale ne se limite pas au niveau de taxe, mais à la capacité d’un territoire à maintenir un marché liquide et résilient malgré un environnement contraint.
L’étude révèle également un phénomène majeur : les petites communes et villes moyennes deviennent des terrains d’investissement de plus en plus attractifs. Leur fiscalité reste sous contrôle, tandis que leur marché immobilier gagne en vivacité grâce à une meilleure accessibilité, un cadre de vie recherché et un équilibre prix/demande souvent plus favorable que dans les grandes métropoles.Un classement par habitant vient confirmer cette tendance. Les communes les plus dynamiques rapportées à leur population sont : – Déville-lès-Rouen (IAF 100), – Saint-Laurent-de-la-Salanque (98,67), – Chevigny-Saint-Sauveur (95,01), – Lorgues (93,91), – La Londe-les-Maures (93,54).Ces chiffres montrent que l’activité immobilière peut être proportionnellement plus intense dans des territoires de 10 000 à 12 000 habitants que dans certaines métropoles. Ce dynamisme s’explique par une demande stable, un marché fluide et une offre de logements encore disponible.Dans ces communes, la taxe foncière n’étouffe pas le marché ; elle coexiste avec des transactions régulières, soutenues par un rapport prix/qualité de vie plus équilibré.À l’inverse, les grandes agglomérations voient leur attractivité s’éroder sous l’effet cumulé de prix élevés, d’une fiscalité lourde et d’un ralentissement des transactions. Pour autant, l’étude rappelle que même dans ces marchés sous pression, la liquidité peut rester forte — mais au prix d’une rentabilité locative souvent amputée.« L’IAF montre que la fiscalité ne suffit pas à expliquer l’attractivité d’un territoire, mais qu’elle participe à dessiner une nouvelle carte des zones à potentiel », insiste Pierre-Emmanuel Jus, Directeur Délégué de Maslow.immo. En d’autres termes, la fiscalité ne tue pas l’immobilier, mais elle modifie profondément les zones de recherche des investisseurs.La conclusion est claire : dans un environnement de charges croissantes, les investisseurs sont incités à repenser leurs stratégies et à identifier les villes où dynamisme économique, prix accessibles et stabilité fiscale coexistent encore.