Eiffel Private Credit : rapprocher l’épargne des PME européennes
Eiffel Private Credit démocratise la dette privée pour soutenir les PME et ETI européennes, avec le soutien des épargnants.
Un fonds taillé pour l’économie productive
Le principe est simple : collecter des capitaux auprès des épargnants, via des enveloppes familières comme l’assurance-vie, le PER ou les comptes-titres, pour financer la croissance d’entreprises de taille intermédiaire. Jusqu’ici, ces stratégies de dette privée restaient surtout réservées aux institutionnels. L’agrément ELTIF 2.0, entré en vigueur en janvier 2024, change la donne en rendant ce type de fonds accessible au grand public, avec des conditions de liquidité assouplies et une meilleure protection de l’investisseur.
Eiffel Private Credit a déjà réalisé quatre premiers investissements. Dans la santé, il accompagne un acteur européen de la production de médicaments essentiels, enjeu clé pour la souveraineté sanitaire. Dans le numérique, il soutient une société spécialisée dans la digitalisation documentaire, utilisée notamment par les banques. Dans le maritime, il finance le leader mondial de la construction de semi-rigides militaires. À travers ces choix, le fonds illustre sa vocation : renforcer des filières stratégiques et contribuer à la résilience économique européenne.
Un engagement pour l’économie productive
Pour François Guilgot, directeur de la BU Wealth Management Europe chez CNP Assurances, « Eiffel Private Credit ouvre la voie à un engagement concret en faveur de l’économie productive. Ce fonds permet de soutenir le développement de PME et d’ETI qui créent de la valeur localement et renforcent l’autonomie de l’Europe ». CNP a d’ailleurs référencé le fonds dans plusieurs de ses contrats d’assurance-vie et de capitalisation, une marque de confiance qui devrait faciliter sa distribution.
Un nouvel outil pour les épargnants
Pour les investisseurs particuliers, ce type de placement constitue une diversification bienvenue. Dans un contexte de taux plus élevés, la dette privée offre des perspectives de rendement supérieures aux obligations souveraines classiques, tout en contribuant au financement de l’économie réelle. Mais l’opportunité s’accompagne de contraintes : un horizon de placement recommandé de cinq ans, une liquidité hebdomadaire mais encadrée par des « gates » (mécanismes de plafonnement des rachats), et un risque de perte en capital non négligeable. L’indicateur SRI du fonds est de 3 sur 7, ce qui traduit un niveau de risque modéré mais réel.
L’équipe d’Eiffel Investment Group n’en est pas à son coup d’essai. Active depuis plus de 15 ans dans le financement des PME et ETI, elle revendique plus de 3 milliards d’euros investis dans 150 entreprises depuis 2018. Son adossement au groupe Impala, dirigé par l’entrepreneur Jacques Veyrat, renforce son expertise industrielle, notamment dans la transition énergétique.