Facture électronique : seules 7 % des entreprises françaises sont prêtes à 6 mois de l'échéance
Selon l'Observatoire OpinionWay pour Quadient publié mardi, à six mois de l'obligation de réception des factures électroniques en septembre 2026, les entreprises françaises connaissent la réforme mais affichent une conformité complète encore marginale. L'étude révèle un écart significatif entre la préparation engagée et la véritable mise en conformité aux exigences réglementaires.
Une connaissance réglementaire en progression, mais une conformité complète rare
Selon le sondage OpinionWay pour Quadient réalisé en janvier et février 2026 auprès de 313 décideurs, 90 % des entreprises connaissent la réglementation de facturation électronique. La compréhension progresse nettement puisque 43 % des entreprises affirment désormais maîtriser le contenu de la réforme, contre 27 % en 2025. Cependant, seules 7 % des entreprises déclarent avoir finalisé l'ensemble des prérequis réglementaires nécessaires (diagnostic des données, gestion des 34 mentions obligatoires, suivi des statuts, capacité d'émission en formats structurés, e-reporting). L'étude indique que 82 % des entreprises ont initié au moins un prérequis, tandis que seules 1 % n'ont engagé aucune réflexion sur ces prérequis, en chute de 10 points par rapport à 2025. Les entreprises de 500 salariés et plus apparaissent systématiquement plus avancées dans leur mise en conformité.
Pratiques hybrides et confiance élevée malgré les retards
Les pratiques des directions financières restent largement hybrides selon l'Observatoire. Si 91 % des entreprises utilisent au moins un format dématérialisé pour envoyer leurs factures et 72 % recourent exclusivement à des formats numériques, seules 19 % utilisent au moins un format conforme (UBL, CII ou Factur-X), en progression par rapport aux 13 % observés en 2025. Seulement 4 % déclarent utiliser exclusivement des formats conformes. Malgré ce retard réel, 86 % des entreprises affichent une confiance élevée dans leur capacité à respecter l'échéance réglementaire, en progression par rapport aux 83 % observés en 2025. Concernant le choix des Plateformes Agréées, 64 % des entreprises déclarent avoir déjà sélectionné leur prestataire, mais seules 27 % d'entre elles indiquent que le partenariat est déjà contractualisé. L'étude relève également que 77 % des entreprises considèrent le passage obligatoire à la facturation électronique comme utile, tandis que 71 % la jugent contraignante. Les principaux freins identifiés sont exogènes : 50 % des entreprises mentionnent des clients ou fournisseurs encore non conformes, tandis que plus de trois sur dix évoquent les risques de cybersécurité ou la difficulté à rassembler l'ensemble des données obligatoires.