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Les PME choisissent pour l’instant d’absorber la hausse des coûts plutôt que d’augmenter leurs prix. Mais l’Indice principal du bien-être publié par Principal Asset Management met en garde : la marge de manœuvre pourrait vite se réduire, avec à la clé un retour de pressions inflationnistes.
Réalisée auprès de 1 000 entreprises entre le 10 et le 28 juillet 2025, l’enquête semestrielle de Principal Asset Management montre que les petites structures sont plus enclines que les grandes à supporter l’impact des nouveaux droits de douane. Entrés en vigueur en août, ces tarifs alourdissent déjà leurs coûts d’approvisionnement. Pourtant, plutôt que de répercuter la hausse sur les prix finaux, la majorité choisit de protéger ses parts de marché.« Les petites entreprises bénéficiaient encore de marges confortables, de stocks réduits et d’une volonté de conserver leurs clients », explique Seema Shah, responsable de la stratégie mondiale chez Principal AM. Cette combinaison d’éléments a temporairement amorti l’effet des droits de douane. Mais ce « coussin » pourrait vite disparaître.Le constat diffère de celui des grandes sociétés, souvent mieux armées pour ajuster leurs prix ou diversifier leurs chaînes d’approvisionnement. Pour les PME, l’incertitude entourant la politique commerciale provoque au contraire une forme d’attentisme : investissements reportés, décisions stratégiques gelées et marges sous pression.
L’Indice principal du bien-être, qui interroge les entreprises sur leur perception de la conjoncture et leurs perspectives, suggère que la situation est transitoire. « Plus les marges vont s’éroder, plus la tentation de répercuter les hausses de coûts sur les prix de vente grandira », prévient Seema Shah.Concrètement, si les PME continuent de limiter leurs hausses de prix à court terme, l’équilibre ne pourra durer que quelques trimestres. Une fois le seuil critique franchi, la transmission aux consommateurs deviendra inévitable, avec un impact visible dans les prochains chiffres d’inflation.Cette dynamique souligne le rôle déterminant des petites entreprises dans la chaîne de formation des prix. Leur capacité à absorber ou à transférer les coûts peut accentuer ou au contraire freiner les tendances inflationnistes. Pour les autorités monétaires, qui surveillent de près l’effet des droits de douane sur la compétitivité et sur l’inflation, le signal envoyé par l’Indice est clair : une nouvelle vague de hausse des prix pourrait surgir si les conditions se durcissent.