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Maison Gainsbourg : voyage dans l’intimité d’un mythe

Guidés par la voix de Charlotte, les visiteurs plongent dans la maison figée depuis 34 ans, où se dévoilent des fragments du quotidien et du génie créatif de Serge.

Contenu conçu et proposé par Brisbane Media. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.


Maison Gainsbourg : voyage dans l’intimité d’un mythe

C'est au 5 bis rue de Verneuil, dans cette ruelle discrète du septième arrondissement de Paris, que commence l’un des pèlerinages les plus intimes de la capitale. La façade, qu’on pourrait croire figée dans le temps, est vivante. Recouverte de graffitis, de mots, de dessins d’admiration, elle est devenue depuis des décennies le témoignage improvisé de ceux qui n’ont jamais cessé d’aimer Serge Gainsbourg. De son vivant, il la nommait son « livre d’or ». Aujourd’hui encore, les fidèles viennent y graver un hommage, un souvenir, une pensée.

Mais l’entrée dans la maison est un tout autre voyage. Dès que l’on pousse la porte, le silence s’impose. Seuls deux visiteurs peuvent pénétrer dans ce sanctuaire préservé. Les voix du dehors s’éteignent et une autre, plus douce, plus mélancolique, prend le relais : celle de sa fille Charlotte, qui nous guide à travers le temps et l’espace. « Ce jardin secret », parfois douloureux, elle avait souhaité jusqu’à récemment le garder pour elle. Aujourd’hui, elle nous y convie. Lors de cette visite immersive, elle raconte, évoque, murmure ses souvenirs d’enfance dans cette maison où le temps semble s’être arrêté depuis la disparition de son père.

Un salon figé dans le temps

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Le salon, première halte de ce parcours, est tendu de feutre noir. L’obscurité des murs absorbe la lumière qui s’infiltre avec retenue à travers les bow-windows. Le sol, en marbre blanc à cabochons noirs, contraste avec cette pénombre feutrée.

Chaque objet, dans cette pièce, est à sa place, comme s’il n’avait plus bougé depuis 1991. Le Steinway trône au centre, coiffé de sa gigantesque tarentule naturalisée. Partout, des pochettes d’album, des disques d’or, des portraits des femmes de sa vie : Bardot, Birkin… Le fameux Zippo repose sur une table basse à côté d’un paquet de Gitanes, au milieu d’autres objets que l’artiste aimait disposer selon un ordre précis, bien loin du chaos apparent. Fidèle à sa mélancolie de peintre contrarié, il les arrangeait d'après sa vision de « l'art majeur » selon « des courbes, des droites et des diagonales ».

Un vide subtil hante ce salon : celui laissé par « L’Homme à la tête de chou », l’emblématique sculpture de Claude Lalanne, autrefois présent dans la pièce. Désormais, cette œuvre d’art a pris place au musée, juste en face, au 14 rue de Verneuil. Mais ici, dans cette salle à la lumière tamisée, on pourrait presque sentir encore son regard mystérieux, veillant sur la pièce, témoin silencieux des nuits créatives.

Un monde immobile, comme en attente

« Le salon n’est qu’une pièce qu’on traverse, ma sœur Kate et moi », se souvient Charlotte, avant de nous inviter à la suivre un peu plus loin.

Nous nous arrêtons sur le seuil de la petite cuisine. Là encore, tout est resté en place. Une télévision, vieillie par le temps, repose dans un coin. À droite de la modeste table en bois, le frigo à porte transparente retient l’attention. À l’intérieur, des conserves soigneusement alignées, figées comme des reliques, comme si Serge Gainsbourg allait revenir d’un instant à l’autre pour se préparer un encas. Charlotte nous confie les repas partagés ici avec son père et dans ce murmure, se souvient de la chambre qu’elle partageait avec sa sœur Kate. « Là, juste derrière la petite porte en bois. » Une pièce qui n’est désormais plus accessible.

L’escalier, parsemé de photos de Marilyn Monroe, mène à l'étage, dans un couloir étroit en L. Dans la minuscule penderie de Serge, ses quelques chemises, jeans et une célèbre veste à rayures tennis. Mais surtout, ses légendaires Repetto. Ces chaussures, il les portait partout « et toujours sans chaussettes. Même pour aller au ski » se souvient Charlotte, un sourire dans la voix. Ce détail anodin témoigne de son attachement aux quelques pièces fétiches qui faisaient partie de sa silhouette, de son identité.

La Chambre et le bureau : derniers refuges

Plus loin, les visiteurs découvrent le bureau de l'artiste, encombré de livres. Le fauteuil, encore marqué de sa présence, semble attendre le retour du poète nocturne. En 1979, il confiait aux caméras de télévision se retirer dans cette pièce pour écrire son livre « depuis 6 ou 7 ans ». Dans cette maison où Charlotte se faisait toute petite, ce bureau semblait l'un de ses refuges. Le dimanche matin, alors que la maison était encore silencieuse, elle s'y glissait. « Je feuilletais des BD, allongée sur la moquette, pianotant parfois sur la machine à écrire électrique. »

À l'autre bout de l'étage, la chambre de l'artiste. Un lit immense, drapé d'une couverture noire, au bout duquel siège un coffre en forme de sirène. « On y regardait des films en boucle, des imports américains sans sous-titres qu’il adorait acheter sur les Champs-Élysées. » La vie quotidienne, simple, presque banale, se superpose à la solitude insondable de l’homme. Un frisson parcourt l’espace, car c’est ici qu’il est mort, le 2 mars 1991. Charlotte, pudique, évoque ce moment avec délicatesse.

Un passage vers l'Œuvre : le musée et le Gainsbarre

Après avoir quitté la maison, nous traversons la rue pour rejoindre le musée, situé au 14 rue de Verneuil. Ce lieu est une plongée dans la carrière de Gainsbourg, au travers d'une série de vidéos retraçant sa vie, son œuvre.

Il rassemble aussi des objets personnels, des œuvres d’art et des manuscrits originaux. Comme cet exemplaire de « La Marseillaise » de la main de Rouget de Lisle, acheté aux enchères en 1981 quelques mois après la polémique relative à la sortie de sa reprise reggae « Aux armes et caetera ». Un bout d'histoire acquis pour 135.000 francs et pour lequel l’artiste était « prêt à [se] ruiner ». Il y découvrira, ironie du sort, que l'auteur lui-même avait résumé les refrains par cette même formule...

À l’issue de la visite, le visiteur est invité à faire une halte au Gainsbarre, café et piano-bar qui s’inspire des débuts de Serge comme pianiste dans les cabarets parisiens. Charlotte a veillé à recréer ici l’atmosphère feutrée de la maison de son père. Comme s'il était encore là, jouant doucement du piano, un verre posé devant lui.

Contenu conçu et proposé par Brisbane Media. La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article.





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