Idéal Investisseur
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Comment investir dans l’immobilier sans acheter de logement ?




Publi-rédactionnel proposé par l'un de nos partenaires. La rédaction n'a pas participé à sa réalisation.

Lorsqu’on parle d’investissement immobilier, beaucoup imaginent immédiatement l’achat d’un appartement ou d’une maison à mettre en location. Pourtant, cette approche classique exige un capital conséquent, du temps pour gérer les locataires et une bonne tolérance au risque.

Aujourd’hui, il est tout à fait possible de s’exposer à la pierre sans jamais devenir propriétaire direct. Grâce à l’émergence de nouvelles solutions financières et technologiques, l’immobilier est désormais accessible au plus grand nombre, sans les contraintes liées à la gestion locative. Voici un panorama complet des alternatives efficaces et rentables pour investir dans l’immobilier, et ce, sans acheter de logement physique.

Temps de lecture : 4 minute(s)
Comment investir dans l’immobilier sans acheter de logement ?

Investir dans une SCPI

Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) offrent la possibilité d’acheter des parts d’une société détenant un portefeuille diversifié de biens immobiliers : bureaux, commerces, établissements de santé, etc. Ces actifs sont mis en location et les loyers perçus sont redistribués aux associés au prorata de leurs parts.

Ce placement est accessible : il est possible de commencer avec quelques milliers d’euros seulement. Le portefeuille est à la fois diversifié géographiquement et sectoriellement, tout en bénéficiant d’une gestion déléguée : la société de gestion s’occupe de tout. Les rendements sont généralement compris entre 4 % et 6 % nets par an (non garantis, le risque de perte en capital existe).

Les SCPI sont conçues pour le long terme ; un horizon d’investissement d’au moins 8 ans est conseillé. La revente des parts peut prendre du temps et les frais d’entrée réduisent le rendement initial. Pour les investisseurs prudents ou débutants, la SCPI est une option rassurante, avec la possibilité de combiner cette solution à d’autres véhicules d’investissement.

Opter pour du crowdfunding immobilier

Le crowdfunding immobilier consiste à prêter de l’argent à un promoteur immobilier ou à un marchand de biens par le biais d’une plateforme en ligne. Ce financement participatif permet de collecter les fonds nécessaires pour construire, rénover ou valoriser un bien souvent pour une revente à court terme.

En contrepartie, les investisseurs perçoivent des intérêts fixes. Les atouts majeurs de cette solution sont :
- Un rendement élevé : entre 7 % et 10 % en moyenne (là encore, non garantis, le risque de perte en capital existe);
- Une durée d’investissement courte : 12 à 36 mois ;
- Investissement possible dès 100 euros sur certaines plateformes.

Toutefois, on observe certaines limites dont le risque de retard ou de défaut du promoteur. Il est également important de vérifier la solidité des garanties (hypothèque, caution personnelle…). La réputation et la transparence de la plateforme doivent aussi être contrôlées.

Ce mode d’investissement convient aux personnes prêtes à accepter un risque modéré en échange d’un rendement attractif à court terme.


Le Private Equity Immobilier


Le Private Equity Immobilier est une forme d’investissement qui consiste à placer son argent dans des fonds non cotés spécialisés dans l’immobilier. Ces fonds investissent dans des projets de grande envergure, souvent inaccessibles au grand public. Le fonctionnement est relativement simple. L’investisseur souscrit des parts dans un fonds fermé géré par une société spécialisée.

Le fonds acquiert, développe, puis revend des actifs immobiliers. Les profits générés sont par la suite redistribués à la sortie après 5 à 10 ans. Le Private Equity Immobilier a un potentiel de rendement élevé généralement supérieur à 10 % par an, sans garantie et avec un risque de perte en capital. Les investisseurs ont accès à des opérations professionnelles, notamment via des fonds de Private Equity dans l’immobilier, qui mutualisent les capitaux de plusieurs souscripteurs pour accéder à des projets ambitieux.

On remarque cependant certaines limites comme une liquidité très faible. Il peut y avoir un blocage de fonds pendant plusieurs années. De plus, le ticket d’entrée est élevé. Il peut aller de 10 000 à 100 000 euros, bien que certains produits deviennent plus accessibles. Il y a aussi moins de transparence que les placements cotés.

Le Private Equity Immobilier s’adresse aux investisseurs à la recherche de rendement et de diversification. Il correspond à ceux qui acceptent l’illiquidité en échange d’un fort potentiel de gain. De plus en plus de plateformes et de conseillers en gestion de patrimoine facilitent aujourd’hui l’accès à ces produits grâce à la mutualisation des tickets d’entrée.


Opter pour les foncières cotées (REITs)

Les foncières cotées ou REITs (Real Estate Investment Trusts) à l’international sont des sociétés immobilières cotées en bourse. Elles possèdent et gèrent un grand nombre de biens (centres commerciaux, hôtels, immeubles de bureaux, entrepôts logistiques, etc.) et reversent une grande partie de leurs bénéfices sous forme de dividendes. Elles offrent :
- Une liquidité élevée : achat et revente instantanés via un compte-titres ;
- Une bonne accessibilité : vous pouvez investir dès quelques dizaines d’euros ;
- Des revenus passifs : dividendes réguliers (non garantis), avec un risque de perte en capital.
- Une diversification internationale.

Néanmoins, on remarque une certaine volatilité liée aux marchés financiers et moins de visibilité sur les actifs détenus. Si vous êtes à l’aise avec les placements boursiers, les REITs sont une manière efficace d’ajouter une composante immobilière à votre portefeuille.

Se tourner vers l’immobilier tokenisé


L’arrivée de la blockchain bouleverse également le secteur immobilier. L’immobilier tokenisé permet d’investir dans des fractions de biens par le biais de jetons numériques (tokens), échangeables en ligne. Dans la pratique, un bien est divisé en tokens numériques. Chaque investisseur possède une fraction de l’actif. Les loyers et la revente sont gérés par la blockchain.


Ce type d’investissement présente plusieurs points forts :

- Grande accessibilité ;
- Traçabilité et transparence ;
- Frais de gestion souvent réduits.

Cependant, son cadre réglementaire est encore flou et la liquidité est faible sur certaines plateformes. Il existe également des risques technologiques comme du piratage et des erreurs de smart contracts. Là encore, les investisseurs doivent savoir qu'il existe un risque de perte en capital.


Ce type d’investissement en est encore à ses débuts, mais il est porteur pour les investisseurs technophiles.

Choisir les ETF immobiliers

Les ETF ou Exchange Traded Funds sont des fonds indiciels cotés en bourse. Les ETF immobiliers répliquent la performance d’un indice composé de foncières cotées dans plusieurs pays. Ils offrent une exposition indirecte au marché immobilier mondial, avec les avantages de la gestion passive. Il s’agit notamment de frais réduits, de simplicité et de diversification automatique. Comme avantages, on peut citer :
- Des frais très faibles ;
- Une solution adaptée aux petits portefeuilles ;
- Options parfaitement liquides.

Toutefois, les ETF immobiliers sont dépendants des marchés financiers (gains non garantis, risques de perte en capital) et il n’existe pas de lien direct entre eux et la gestion de biens immobiliers physiques. Ce placement est parfait pour ceux qui souhaitent une exposition immobilière sans se soucier de la gestion.