Action Parrot : bond de près de 17 % après un contrat de drones avec la Finlande
Le titre Parrot s'envole mardi à la Bourse de Paris, porté par l'annonce d'un contrat militaire significatif avec les forces de défense finlandaises. L'action affiche un gain de 16,72 % à 7,96 euros à la mi-journée, prolongeant un rally hebdomadaire de plus de 43 %.
Un contrat de 15 millions d'euros avec l'armée finlandaise comme catalyseur
La progression spectaculaire de l'action Parrot ce mardi trouve son origine dans un communiqué publié dans la matinée. Le spécialiste français des drones civils et militaires a révélé que les forces armées finlandaises avaient passé commande de micro-drones ANAFI UKR, destinés à renforcer leurs capacités en matière de renseignement, de surveillance et de reconnaissance. Les premières livraisons ont débuté début 2026, pour un montant total avoisinant 15 millions d'euros TTC.
Ce nouveau débouché dans le secteur de la défense européenne constitue un jalon commercial notable pour le groupe dirigé par Henri Seydoux. Il illustre la montée en puissance de Parrot sur le segment militaire, à un moment où plusieurs pays du continent accélèrent leurs programmes d'équipement en drones de petite taille. L'annonce intervient à un mois de la publication des résultats annuels 2025, programmée le 27 mars prochain, rendez-vous qui permettra de mesurer la contribution de ces nouveaux contrats à la trajectoire financière du groupe.
Le titre franchit sa moyenne mobile à 50 jours dans un contexte technique en mutation
Avec un cours de 7,96 euros, Parrot repasse nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 7,46 euros. Ce franchissement technique est d'autant plus remarquable que le titre évoluait encore sous sa moyenne mobile à 20 jours (6,55 euros) il y a quelques séances. L'action se rapproche désormais de sa résistance identifiée à 8,24 euros, un seuil dont le dépassement éventuel pourrait redéfinir la dynamique graphique à court terme.
Le RSI, indicateur mesurant la vitesse d'évolution des prix, se situe à 43, soit un niveau encore éloigné de la zone de surachat malgré l'ampleur du rebond récent. Ce positionnement modéré traduit le fait que la hausse s'inscrit après une période de correction prononcée : sur trois mois, le titre affiche encore un repli de 2,45 %, tandis que sa moyenne mobile à 200 jours, à 8,68 euros, reste au-dessus du cours actuel. Sur un an, la performance demeure néanmoins significative, avec une progression de près de 72 %.