Airbus : résultat net en hausse de 36 % sur neuf mois, mais un troisième trimestre en recul
Airbus a publié le 28 octobre 2026 des comptes sur neuf mois en progression sur ses principaux agrégats : chiffre d'affaires de 50 645 M€ (+7 %), EBIT ajusté de 4 495 M€ (+8 %) et résultat net de 3 587 M€ (+36 %).
Les prises de commandes nettes d'avions commerciaux ont plus que doublé, à 1 105 appareils contre 514 un an plus tôt.
Deux éléments complètent cette lecture cumulée. Sur le seul troisième trimestre, le chiffre d'affaires a baissé de 2 % et l'EBIT ajusté de 9 %. La trésorerie nette est revenue à 7,0 milliards d'euros fin septembre, contre 12,2 milliards fin 2025, sous l'effet de la constitution de stocks liée à la montée en cadence.
Avions commerciaux et défense tirent l'EBIT ajusté, les hélicoptères reculent
Les avions commerciaux restent le principal moteur du groupe. Airbus a livré 547 appareils sur neuf mois, contre 507 un an plus tôt, dont 428 de la famille A320 et 38 A350.
Le chiffre d'affaires de la division a progressé de 8 %, à 36,7 milliards d'euros, porté par les livraisons et les services, en partie contrebalancés par la faiblesse du dollar.
L'EBIT ajusté de la division a augmenté de 3 %, à 3 362 M€ : l'effet de la hausse des livraisons a été en partie absorbé par des dépenses de R&D plus élevées et un taux de couverture moins favorable.
Lors de sa publication semestrielle du 29 juillet 2026, le groupe avait déjà cité le dollar et la couverture de change parmi ses risques.
Airbus Defence and Space a vu son EBIT ajusté progresser de 60 %, à 672 M€, pour un chiffre d'affaires de 9 341 M€ (+5 %), avec des volumes en hausse dans toutes ses activités.
Chez Airbus Helicopters, le chiffre d'affaires est resté stable à 5 646 M€ et l'EBIT ajusté a reculé de 10 %, à 445 M€, en raison d'un mix de livraisons moins favorable.
Troisième trimestre en repli et trésorerie nette ramenée à 7 Md€
Le chiffre d'affaires du seul troisième trimestre a reculé de 2 %, à 17 469 M€, en raison d'un volume plus faible de livraisons d'avions commerciaux, partiellement compensé par les services. Il ressort en dessous de la moyenne des attentes des analystes, qui s'établissait à 18,11 Md€ selon le consensus arrêté au 22 octobre 2026.
L'EBIT ajusté trimestriel a baissé de 9 %, à 1 768 M€, sous l'effet de moindres livraisons, d'un mix moins favorable dans les avions commerciaux et les hélicoptères, et de l'intégration des anciens lots de travaux de Spirit AeroSystems. Le résultat net du trimestre a en revanche progressé de 20 %, à 1 344 M€.
Sur neuf mois, le free cash-flow avant financement clients ressort à -1 268 M€, contre -914 M€ un an plus tôt. La trésorerie brute s'établit à 21,9 milliards d'euros fin septembre, contre 27,2 milliards fin 2025, et la trésorerie nette à 7,0 milliards, contre 12,2 milliards.
Airbus attribue cette sortie de trésorerie principalement à la variation du besoin en fonds de roulement, qui reflète notamment la constitution de stocks liée à un profil de livraisons concentré en fin d'année et à la montée en cadence prévue. Le groupe avait identifié ce facteur parmi ses risques lors de sa publication du 29 juillet 2026.
Carnet de 9 310 avions et objectifs de cadence maintenus
Le carnet de commandes d'avions commerciaux atteint 9 310 appareils fin septembre 2026, contre 8 665 un an plus tôt et 9 222 lors de la publication semestrielle du 29 juillet. Les commandes brutes s'élèvent à 1 174 avions sur neuf mois, contre 610 un an plus tôt. Le carnet d'Airbus Helicopters progresse à 1 122 unités, contre 981.
Les prises de commandes d'Airbus Defence and Space atteignent 11,5 milliards d'euros, contre 6,8 milliards un an plus tôt et 9,3 milliards à l'issue du premier semestre. Côté production, Airbus continue de viser entre 70 et 75 appareils de la famille A320 par mois fin 2027, avec une stabilisation à 75 ensuite.
Le groupe maintient aussi ses objectifs de 13 A220 par mois en 2028, de 12 A350 en 2028 et de 5 A330 en 2029. Le président exécutif Guillaume Faury a indiqué que le groupe restait concentré sur les livraisons, avec une priorité constante sur la qualité, face à un carnet de 9 310 avions commerciaux.