BioMérieux : ventes en hausse de 8,1 % au troisième trimestre, objectifs 2026 confirmés
BioMérieux a publié le 3 novembre 2026 un chiffre d'affaires de 1 042 M€ au troisième trimestre, en hausse de 8,1 % à devises et périmètre constants, alors que la croissance organique cumulée sur neuf mois s'établit à 2,7 %.
L'écart traduit une accélération d'un trimestre à l'autre : la croissance organique est passée d'un recul de 3,9 % au premier trimestre à une hausse de 5,0 % au deuxième.
Le trimestre ressort au-dessus de la moyenne des trois analystes du consensus, qui attendaient 1,01 Md€. Le groupe a confirmé ses objectifs 2026, malgré une nouvelle baisse des ventes de panels respiratoires Biofire, que la société attribue à une circulation plus faible des pathogènes respiratoires qu'en 2025.
La croissance organique accélère à chaque trimestre de 2026
Sur les neuf premiers mois, les ventes atteignent 3 006 M€, contre 2 992 M€ un an plus tôt, soit une hausse limitée à 0,5 % en données publiées.
La différence avec la croissance organique tient aux effets de change, négatifs de 73 M€ sur la période. Le groupe les attribue à l'appréciation de l'euro face au dollar, à la roupie indienne et au yen.
Sur le seul troisième trimestre, la hausse en données publiées atteint 9,9 %, au-dessus de la croissance organique de 8,1 %. L'accélération repose sur les moteurs de croissance du plan stratégique GO-28, dont les ventes ont progressé de 13 % sur le trimestre.
Lors de la publication semestrielle du 28 juillet 2026, le groupe faisait état d'une croissance organique de 6 % pour ces mêmes moteurs.
Panels non respiratoires et microbiologie portent le trimestre
Les applications cliniques, qui pèsent 84 % du chiffre d'affaires, progressent de 8 % en organique. Dans la gamme Biofire (360,3 M€), les ventes de panels non respiratoires ont bondi de 25 %, soutenues par la demande pour le panel gastro-intestinal liée à l'épidémie de cyclosporose aux États-Unis. Hors cet effet, leur hausse est d'environ 15 %.
À l'inverse, les panels respiratoires Biofire reculent de 8 % sur le trimestre. Au total, Biofire progresse de 8,2 % au troisième trimestre, alors que la gamme reste en baisse organique de 3,0 % sur neuf mois. La gamme Spotfire atteint 39 M€ (+20,5 %), avec plus de 900 installations et une base installée de près de 8 200 instruments.
La microbiologie (367,4 M€) progresse de 8,4 %, portée par les solutions Vitek et Bact/Alert, une stabilisation en Chine et des effets prix. Les applications industrielles (16 % du chiffre d'affaires) gagnent 8,6 %, tandis que les immunoessais restent stables (-0,5 %), pénalisés par la Chine et la procalcitonine.
Par région, l'Amérique du Nord (45 % des ventes) affiche une hausse de 12,1 %, contre 2,7 % sur neuf mois. L'Amérique latine progresse de 12,6 %, la zone Europe, Moyen-Orient, Afrique de 3,7 % et l'Asie-Pacifique de 4,6 %, avec une hausse de 8 % hors Chine.
Objectifs 2026 maintenus, effet de change sur le ROCC revu à environ -35 M€
Pour 2026, BioMérieux vise toujours une croissance organique des ventes comprise entre 3 % et 5 %. La borne basse repose sur l'hypothèse d'une épidémiologie respiratoire au quatrième trimestre comparable à celle du même trimestre de 2025. La croissance organique cumulée à fin septembre (+2,7 %) se situe sous cette borne basse.
Le résultat opérationnel courant contributif (ROCC), indicateur propre au groupe, devrait connaître une évolution organique comprise entre 0 % et 10 %. L'effet de change attendu sur le ROCC est désormais estimé à environ -35 M€, contre une fourchette de -40 M€ à -50 M€ précédemment.
Sur le plan réglementaire, le panel Biofire Spotfire Vaginitis, déposé auprès de la FDA selon la publication de juillet, a obtenu le 22 octobre 2026 l'autorisation 510(k) et la dérogation CLIA. Le groupe a aussi lancé en Europe, le 24 septembre, le test de troponine I hypersensible sur sa plateforme Spinchip.
Le 29 octobre 2026, la Cour d'appel de Paris a confirmé le rejet de l'ensemble des demandes visant BioMérieux dans le dossier des tests de la maladie de Lyme, cet arrêt pouvant faire l'objet de recours.
Le trimestre confirme un déplacement de la croissance vers les panels non respiratoires, la microbiologie et l'industrie, alors que l'épidémiologie respiratoire conditionne la borne basse des objectifs annuels.