Arkema fait valider par le SBTi un objectif net-zéro en 2050, une première dans la chimie
Ayant déjà atteint ses objectifs climatiques fixés pour 2030, Arkema a indiqué, dans un communiqué publié le 3 novembre 2026, avoir fait valider par SBTi Services une nouvelle série de cibles assortie d'un objectif net-zéro en 2050. Le chimiste se présente comme la première entreprise validée selon le nouveau référentiel du SBTi dédié au secteur de la chimie.
Une baisse de 58,07 % des émissions de scopes 1 et 2 visée d'ici 2035
À horizon 2050, l'objectif net-zéro couvre les émissions de scopes 1, 2 et 3 et prévoit une réduction de 90 % des émissions absolues par rapport à 2019. Le groupe indique qu'il donnera la priorité à la réduction de ses émissions et ne recourra à la neutralisation que pour les 10 % d'émissions résiduelles, conformément aux critères du SBTi.
Pour 2035, Arkema s'engage à réduire de 58,07 % ses émissions absolues de gaz à effet de serre de scopes 1 et 2 par rapport à 2019, en cohérence avec une trajectoire 1,5 °C et l'Accord de Paris. Le scope 3 fait l'objet d'une cible distincte : une baisse de 68,57 % sur la même base de référence.
L'objectif portant sur les scopes 1 et 2 se décompose en deux cibles. La première prévoit une réduction de 22,39 % des émissions de scope 1 liées à la production de produits chimiques non primaires, qui couvre la totalité des activités de production du groupe. La seconde vise une baisse de 78,44 % de l'ensemble des autres émissions de scopes 1 et 2.
Jusqu'à 400 M€ d'investissements prévus sur 2022-2035
Ce plan climat s'appuie sur une enveloppe d'investissements pouvant atteindre 400 millions d'euros cumulés sur la période 2022-2035, destinée notamment à financer des projets d'amélioration de procédés ou d'efficacité énergétique. Arkema indique également qu'il poursuivra la transition de son mix énergétique vers des sources bas carbone.
Pour le scope 3, le groupe prévoit de réduire progressivement ses activités les plus émissives au profit d'alternatives moins carbonées et d'obtenir l'engagement de ses fournisseurs dans leur propre démarche de décarbonation. Selon Emmanuelle Bromet, directrice du développement durable, cette validation « marque une nouvelle étape importante de notre trajectoire climat ».