L'action Accor en tête du CAC 40, portée par un rebond de 2 %
Le titre du groupe hôtelier signe la meilleure performance du CAC 40 en cette séance de rentrée, alors que l'indice parisien reste lui légèrement dans le rouge. Le rebond intervient dans un contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient et alors qu'une émission obligataire convertible de 380 M€ vient d'être lancée par la société ce jour même.
En tête du CAC 40, le titre repasse au-dessus de sa MM20 et se rapproche de sa résistance à 47,47 €
Accor gagne 2,01 % à 46,64 € en séance, la veille, le titre avait cédé 2 % et repassé sous ses trois moyennes mobiles. Ce rebond le replace au-dessus de la MM20 (46,40 €), avec un écart de 0,52 %. En revanche, la MM50 à 47,40 € reste au-dessus du cours actuel, à 1,60 % d'écart, et coïncide presque avec la résistance identifiée à 47,47 €.
Cette double barrière constitue le prochain test de la dynamique haussière engagée en séance. Le RSI à 43 reste en territoire neutre, sans signal de surachat ni de survente, ce qui laisse de la marge avant que la configuration technique ne se tende.
L'émission d'obligations convertibles et l'avis de Deutsche Bank éclairent la séance
Deux faits distincts structurent l'actualité du titre ce mercredi. D'une part, Accor a lancé une émission de 380 M€ d'obligations convertibles à échéance 2032, réservée aux investisseurs qualifiés, dans l'objectif de refinancer ses OCEANEs arrivant à échéance en 2027. Cette opération vise à allonger le profil d'échéances de sa dette et ne modifie pas directement le résultat opérationnel du groupe.
D'autre part, Deutsche Bank a publié mardi 1er septembre un avis à l'achat sur Accor, assorti d'un objectif de cours à 55,00 €, soit un potentiel de hausse de près de 18 % par rapport au cours actuel. Ce double éclairage intervient dans un contexte de marché européen orienté à la baisse, le CAC 40 cédant 0,16 % en séance, et alors que la tension géopolitique au Moyen-Orient (escalade entre l'Iran et les États-Unis ce 2 septembre) pèse sur le Brent, qui bondit de 5,43 % à 95,40 $/baril — un contexte qui, historiquement, alourdit les coûts opérationnels du secteur hôtelier via le poste carburant. L'objectif de cours de Deutsche Bank à 55,00 € reste le prochain repère fondamental pour apprécier la valorisation du titre.