L'action Ayvens parmi les plus forts replis du SBF 120, −17,5 % en un mois
Ayvens figure parmi les plus fortes baisses du SBF 120 en cette séance du 1er octobre, dans un marché parisien alourdi par la montée des tensions sur la dette française. Le loueur longue durée enfonce un nouveau palier bas, portant à des niveaux préoccupants son écart aux moyennes mobiles.
Un repli de 4 % qui creuse l'écart aux moyennes mobiles sur fond de marché sous pression
Ayvens cède 4,11 % en séance, à 9,11 €, dans un SBF 120 qui recule lui aussi de 1,38 %. La pression ne date pas de ce matin : sur une semaine, le titre a perdu 10,42 %, et 20,09 % sur un mois. Le titre évolue bien en dessous de ses trois moyennes mobiles. La MM20 est à 10,37 €, soit un écart de plus de 12 % au-dessus du cours actuel ; la MM50 et la MM200 sont toutes les deux proches des 10,87 €, à environ 16 % au-dessus.
Le RSI à 23 signale une configuration de survente marquée, sans que cela indique un renversement imminent. Cette dynamique baissière s'inscrit dans un contexte de séance difficile pour la place parisienne : le taux de l'OAT à dix ans a atteint 4,86 %, un niveau inédit depuis plus d'une décennie, tandis que l'écart avec le Bund allemand dépasse 1,30 point de pourcentage, son plus haut depuis 2012. L'incertitude autour du budget 2027, soumis jeudi en Conseil des ministres, pèse sur l'ensemble du marché.
Positions courtes en hausse et programme de rachat partiellement déployé en toile de fond
Selon les déclarations consultées, un fonds détient une position courte nette de 1,11 % du capital, en progression de 1,11 point sur trente jours. Cette montée rapide du pari baissier, même à un niveau encore modéré, illustre une pression croissante autour du titre depuis la mi-septembre. Elle ne renseigne pas sur les motivations précises du fonds (couverture, vue fondamentale, arbitrage), mais mérite d'être suivie dans le contexte de repli prolongé. Du côté du programme de rachat d'actions annoncé fin juillet pour 450 millions d'euros, environ 23 % ont été exécutés au 25 septembre, soit 105 millions d'euros.
Ce soutien potentiel au cours reste partiel. Lors de la présentation de sa feuille de route à horizon 2029, Ayvens avait relevé ses objectifs de rentabilité, visant une rentabilité des fonds propres tangibles de 14 % à 16 % contre 13 % à 15 % précédemment, mais le titre avait alors cédé plus de 5 %. Le support précédent à 9,50 € est désormais dépassé à la baisse, et selon le consensus des analystes, l'action se traite à environ 7,2 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours.