L'action Dassault Aviation gagne 1,81 % à la mi-journée, le RSI en survente
Le titre Dassault Aviation affiche à la mi-journée du vendredi 16 janvier 2026 une progression de 1,81 % à 314,20 euros, après avoir clôturé la veille à 308,60 euros. Cette hausse intervient dans un contexte commercial porteur pour l'avionneur français, marqué par de récents relèvements d'objectifs de cours et une participation stratégique dans l'intelligence artificielle embarquée.
Poursuite de la tendance haussière engagée depuis trois mois
La valeur évolue désormais près de son seuil de résistance à 315 euros et affiche une dynamique remarquable sur l'année écoulée, avec un gain de 54,32 %. Le Relative Strength Index (RSI) atteint 85, signalant une situation de surachat marquée, ce qui traduit une pression acheteuse intense mais suggère également un risque de prise de bénéfices à court terme. Cette progression s'inscrit dans le sillage de la révision à la hausse des prévisions de chiffre d'affaires 2025, attendu au-delà de 7 milliards d'euros selon l'annonce faite le 7 janvier, ainsi que de l'investissement stratégique dans Harmattan AI annoncé le 12 janvier.
Plusieurs établissements financiers ont ajusté leurs objectifs sur le titre cette semaine : UBS a rehaussé sa cible de 310 à 330 euros avec une recommandation neutre, tandis qu'AlphaValue vise 369 euros en conseil d'accumuler, ce qui laisse entrevoir un potentiel de hausse respectif de 5 % et 17,4 % par rapport au cours actuel. Le titre évolue au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 jours (278,40 euros) et 200 jours (287,93 euros), confirmant la solidité de la tendance de fond, renforcée par un volume d'échanges modéré représentant 0,01 % du capital.
L'IA embarquée et les perspectives commerciales soutiennent le dossier
La levée de fonds de 200 millions de dollars de la startup française Harmattan AI, dirigée par Dassault Aviation, constitue un signal stratégique fort pour le développement des futurs systèmes de combat aérien. Cette opération valorise la jeune pousse à 1,4 milliard de dollars et vise notamment l'intégration de technologies d'IA dans le Rafale F5 et le programme de drones autonomes UCAS. Sur le plan opérationnel, l'avionneur a livré 26 Rafale en 2025, dont 15 à l'export, contre 21 l'année précédente, tandis que les livraisons de jets d'affaires Falcon ont atteint 37 appareils, dépassant les 31 de 2024 mais en deçà de l'objectif initial de 40 unités.
L'environnement technique demeure favorable malgré le niveau de surachat : le MACD présente un histogramme positif à 2,71, confirmant la vigueur du momentum haussier. Cependant, la prudence pourrait s'imposer à l'approche du seuil des 315 euros, qui constitue un niveau psychologique et technique majeur. Les investisseurs attendent désormais la publication des résultats du quatrième trimestre 2025 prévue le 11 février, puis celle des résultats annuels complets le 4 mars 2026, qui fourniront une vision détaillée de la trajectoire financière du groupe dans un secteur aéronautique et défense particulièrement dynamique.