L'action Kering s'envole de plus de 12 % et prend la tête du CAC 40
Le propriétaire de Gucci s'adjuge la première place du CAC 40 en milieu de matinée, au lendemain de la publication de ses comptes semestriels. Le rebond de la marque phare et le retour à la croissance organique du groupe rebattent les cartes après plusieurs mois de doute.
Un bond de 12,28 % qui hisse le titre en tête du CAC 40
L'action Kering s'envole de 12,28 % à 281,25 €, plus forte hausse du CAC 40 dans un indice pourtant en repli de 0,36 %. Le titre franchit dans le même mouvement sa résistance à 276,55 €, un seuil qui bornait la valeur depuis plusieurs semaines. La séance porte la performance hebdomadaire à +12,07 %, tandis que le titre affiche un gain d'environ 5 % sur le mois et près de +20 % sur trois mois.
Le mouvement fait suite à la publication des comptes semestriels : croissance comparable de 1 % au niveau du groupe, marge opérationnelle courante en hausse de 40 points de base, et surtout un recul limité à 2 % chez Gucci au deuxième trimestre contre 8 % au premier. Cette accélération séquentielle de la marque phare est lue comme le premier signe tangible de stabilisation après plusieurs trimestres difficiles. Le titre repasse largement au-dessus de sa MM200 (272,96 €), avec un écart de 3 %, tandis que le RSI à 50 reste neutre malgré l'ampleur du rebond.
Les analystes relèvent leurs objectifs, valorisation tendue à 43,8 fois les bénéfices
Dans la foulée de la publication, plusieurs maisons ajustent leur copie. UBS relève son objectif de cours de 276 à 285 €, en conservant une opinion Neutre. RBC Capital passe de 340 à 350 €, avec une opinion Performance de secteur. Sur la base du cours actuel, le premier laisse un potentiel limité, quand le second offre un écart d'environ 24 %.
La valorisation reste néanmoins tendue : selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 43,8 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours et 28,7 fois ceux de l'exercice suivant, reflet du pari d'un redressement des marges. Le contexte sectoriel demeure contrasté, avec des ventes de bijouterie en Chine en repli de 3,4 % sur un an en juin selon les données officielles, tandis que les exports horlogers suisses vers la Chine reculent de 21,4 %. La prochaine étape technique se situe désormais au niveau de la résistance à 317,40 €.