L'action LVMH cale sous 480 € et reste plombée par la Chine
Le numéro un mondial du luxe cale après son sursaut de la veille, dans un CAC 40 globalement orienté à la baisse. Le titre reste pris dans une tendance de fond négative qui dure depuis le début de l'année, malgré quelques tentatives de rebond avortées. Le contexte sectoriel reste lourd, entre demande chinoise en berne et exports français de vins et spiritueux en repli.
Le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40 et bute sous la MM200
L'action LVMH perd 1,81 % à 475,20 € à la mi-journée, contre 483,95 € à la clôture précédente. Le titre figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40, qui cède pour sa part 0,38 %. Le repli efface une partie du rebond de près de 4 % signé la veille, alors que le compartiment du luxe parisien souffle de nouveau.
Sur trois mois, l'action accuse un recul de 12,66 %, et reste quasi stable sur un an (-1,39 %). Le cours évolue au-dessus de la MM20 (463,19 €) et de la MM50 (469,18 €), avec un écart respectif de 2,59 % et 1,28 %. Il reste en revanche en dessous de la MM200, à 542,47 €, soit un écart négatif de 12,40 % qui matérialise la tendance baissière de moyen terme. Le RSI à 58 reste en zone neutre, sans signal d'extrême.
Une conjoncture du luxe toujours dégradée en Chine et sur les spiritueux
Le contexte sectoriel reste défavorable. En Chine, les ventes de bijouterie et d'or chutent de 21,3 % sur un an en avril 2026 selon les données officielles, tandis que le total du commerce de détail ne progresse que de 0,2 %. Les exports horlogers suisses vers la Chine, baromètre régional du haut de gamme, ne gagnent que 4,2 %. Côté français, les exports de vins et spiritueux reculent de 4 % en valeur sur le bilan 2024. Ce décor pèse sur l'ensemble du segment, exposé à la Chine et à la consommation mondiale.
Plusieurs maisons d'analystes ont ajusté leurs cibles à la baisse au cours des dernières semaines, comme l'ont rapporté nos brèves du 19 mai et du 14 mai. La résistance technique se situe à 499,40 €, soit environ 5 % au-dessus du cours actuel. Le support à 444,95 €, testé à la mi-mai, reste la zone de repli identifiée en cas de prolongation du mouvement.