L'action Safran décroche, -7,5 % en une semaine après son record de juillet
Le motoriste aéronautique recule nettement en début d'après-midi à la Bourse de Paris, dans un CAC 40 quasi stable. Le titre subit une prise de bénéfices après un rally spectaculaire ce printemps, et une note d'analyste vient s'ajouter au décor de séance.
Un repli qui ramène Safran en queue du CAC 40, sous sa moyenne mobile à 20 jours
L'action Safran perd 1,46 % à 331,20 €, dans un CAC 40 étale (+0,04 %) où le titre figure parmi les plus fortes baisses de l'indice. La séance efface une partie du gain mensuel, encore solide à +8,2 %, et prolonge le repli hebdomadaire (-7,15 %) amorcé après le record historique inscrit le 6 juillet à 360,80 €. Le titre repasse sous sa moyenne mobile à 20 jours (338,12 €, écart -2,05 %), un signal de tassement de court terme, tout en conservant un large matelas au-dessus de sa MM50 (308,92 €, écart +7,21 %) et de sa MM200 (305,49 €, écart +8,42 %).
Le RSI à 55 reste neutre, cohérent avec une phase de digestion après la flambée du printemps. Le prochain seuil surveillé à la baisse se situe autour de la résistance devenue support des 333,50 €, cassée à la hausse fin juin. Le contexte sectoriel n'aide pas : Airbus recule aussi de près de 1 % dans un secteur défense-aéronautique orienté à la baisse, tandis que la flambée du Brent (près de 4 % à 79 dollars après les frappes américaines contre des cibles iraniennes) alourdit la facture carburant du transport aérien, principal client des motoristes.
Citi relève sa cible à 315 € mais reste en retrait du cours actuel
Citi a publié ce lundi un avis neutre assorti d'un objectif de cours porté de 305 à 315 €. La cible reste toutefois inférieure de 4,9 % au cours actuel de 331,20 €, ce qui traduit une valorisation jugée déjà tendue par la maison américaine après le rally des derniers mois. Ce prisme prudent tranche avec le mouvement de fond de la valeur : le titre garde une performance de +18,5 % sur un an et de +5,71 % sur trois mois, et Barclays avait à l'inverse relevé sa cible début juillet dans un mouvement plus offensif.
Sur le plan industriel, l'accord signé mi-juin avec le grec Theon International, en vue d'une coentreprise dans l'optronique pour drones, reste en toile de fond du dossier. Le prochain rendez-vous concret pour les investisseurs sera la publication du chiffre d'affaires semestriel, traditionnellement attendue fin juillet, dans un environnement où la prime de risque énergétique liée au détroit d'Ormuz pèse sur l'ensemble des acteurs du transport aérien.