L'action Schneider Electric recule de 2,9% à 263,10 € et teste un support clé
Le titre Schneider Electric figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40 à la mi-journée ce vendredi, à 263,10 €, en repli de 2,9 % alors que l'indice parisien cède 1,36 %. La séance enfonce le titre sous sa moyenne mobile à 20 jours et le rapproche de la borne inférieure de Bollinger. Le groupe d'équipement électrique reste toutefois en gain de 19,5 % sur un an.
Le titre repasse sous sa MM20 et flirte avec le bas des bandes de Bollinger
L'action Schneider Electric évolue sous sa moyenne mobile à 20 jours (272,24 €), avec un écart de 3,36 %. Le cours se rapproche de la borne inférieure des bandes de Bollinger à 262,49 €, dont il n'est plus distant que d'environ 0,2 %. Cette configuration prolonge le repli amorcé après le sommet historique de 287,90 € touché le 7 mai, jour de la publication des résultats annuels.
Les supports de moyen terme tiennent. La MM50 à 257,69 € et la MM200 à 241,82 € restent en dessous du cours, avec des marges respectives de 2,1 % et 8,8 %. Le RSI à 53 demeure neutre, sans signal de survente. Le seuil de support de 229,10 € reste éloigné, à l'inverse de la résistance à 282,70 € qui correspond au plus haut atteint le 6 mai. Schneider Electric figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40 ce vendredi, aux côtés de STMicroelectronics et ArcelorMittal qui accusent des reculs plus marqués.
Une valorisation tendue et un environnement bâtiment dégradé en toile de fond
Sur la base du consensus de 18 analystes, l'action se paie environ 26,6 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, contre une moyenne de 17,9 fois dans le secteur Industrials. Le multiple ressort à 22,9 fois pour l'exercice suivant, avec une croissance du BPA attendue de 16,3 %. Le repli du jour intervient dans un contexte de conjoncture bâtiment dégradée en Europe, avec un climat construction à -18 en France et -3,7 dans l'UE en avril 2026, et une production France en recul de 3,5 % sur un an.
Le groupe avait pourtant affiché un chiffre d'affaires record de 9,8 milliards d'euros au premier trimestre 2026, avec une croissance organique de 11,2 % portée par les centres de données et l'Amérique du Nord. Les effets de change négatifs (-6,7 % du CA) avaient toutefois été soulignés lors de cette publication du 4 mai. Le prochain rendez-vous figurant au calendrier financier est la publication des résultats semestriels 2026, attendue le 30 juillet.