L'action Schneider Electric recule de 3,45 % dans le sillage des technologiques
Schneider Electric enchaîne ce mercredi 17 décembre une deuxième séance de repli consécutif, cédant 3,45 % à 231 euros à mi-journée. Après un rebond spectaculaire de près de 10 % entre le 21 novembre et le 15 décembre, le spécialiste français de la gestion de l'énergie marque une pause et s'inscrit aujourd'hui en plus forte baisse du CAC 40. Cette correction intervient dans un contexte de faiblesse généralisée des valeurs technologiques américaines, alors que le titre bénéficiait pourtant quelques jours auparavant d'un relèvement d'objectif de cours de la part de Citi.
Un repli dans le sillage des inquiétudes sur les centres de données
L'action Schneider Electric évolue désormais sous ses moyennes mobiles de court et moyen terme, avec une moyenne mobile à 50 jours qui se situe à 239,18 euros et une moyenne mobile à 200 jours à 225,85 euros. Le RSI affiche une valeur de 64, signalant une dynamique encore relativement neutre, sans survente ni surachat marqué. Le MACD présente un histogramme positif de 1,82, indiquant une tentative de retournement haussier après plusieurs semaines de tension, bien que la ligne de MACD à 0,06 demeure tout juste au-dessus de sa ligne de signal fixée à moins 1,76. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 220,43 euros et 243,13 euros, plaçant le niveau actuel de 231 euros à mi-chemin de ce corridor. Le support identifié à 222,30 euros constitue désormais un seuil clé à surveiller, tandis que la résistance à 242,70 euros demeure un objectif à court terme en cas de rebond.
Citi relève son objectif à 300 euros, mais le marché reste attentiste
Citi a relevé son objectif de cours à 300 euros contre 280 euros et maintient sa recommandation à l'achat, publié le 15 décembre, soit la veille du début de cette correction. Cette révision intervient après que le groupe a dévoilé lors de sa journée investisseurs du 11 décembre des objectifs de croissance pour 2025-2030, tablant sur une progression organique du chiffre d'affaires comprise entre 7 % et 10 % par an et une amélioration cumulée de sa marge opérationnelle ajustée de 2,50 points de pourcentage sur la période 2026-2030. Morgan Stanley avait également relevé son objectif de cours de 275 à 280 euros le 15 décembre, soulignant la solidité du positionnement du groupe sur les marchés porteurs tels que les centres de données. Malgré ces perspectives encourageantes et un nouveau programme de rachat d'actions compris entre 2,5 et 3,5 milliards d'euros d'ici 2030, les investisseurs restent en phase d'attentisme, privilégiant les prises de bénéfices après le vif rebond observé début décembre.