L'action Stellantis et signe un plus bas de 5 ans après l'annonce d'un chômage partiel en octobre
Le constructeur multimarques (Peugeot, Fiat, Jeep) subit une nouvelle séance de forte pression ce mardi, effaçant d'un coup le rebond de la veille et enfonçant le plancher historique des cinq dernières années. La journée est marquée par une annonce opérationnelle concrète : trois sites de production français seront mis à l'arrêt temporaire en octobre.
Lanterne rouge du CAC 40, un nouveau plus bas de cinq ans à 3,87 € en séance
Stellantis clôture à 3,89 €, en recul de près de 4 %, soit la plus forte baisse du CAC 40 à la clôture du jour. Le titre a touché 3,87 € en séance, battant ainsi l'ancien record à la baisse de cinq ans à 3,90 €, inscrit vendredi 25 septembre. Ce plancher inédit s'inscrit dans une glissade continue : le titre perd près de 17 % sur un mois et plus de 22 % sur le trimestre, portant la chute à plus de 50 % sur un an. Le support à 3,97 € a été enfoncé à la baisse en séance et le titre n'est pas parvenu à le reprendre.
Loin de ses moyennes mobiles, il cote 12,29 % en dessous de la MM20 à 4,43 € et 16,44 % sous la MM50 à 4,65 €. La MM200, à 6,30 €, est à près de 38 % au-dessus du cours actuel, signe d'une tendance de fond dégradée sur plusieurs mois. Le RSI à 35, proche de la zone de survente sans l'atteindre franchement, reflète l'épuisement vendeur de la semaine sans signaler de retournement imminent. À titre de contexte, Renault recule de 1,29 % en séance.
Trois usines françaises à l'arrêt en octobre, des raisons opposées selon les sites
L'annonce du jour pèse directement sur la séance : Stellantis va suspendre temporairement la production de ses usines de Sochaux, Rennes et Mulhouse en octobre. À Sochaux et Rennes, le groupe manque de batteries pour répondre à une forte demande sur les versions électriques à grande autonomie. À Mulhouse, c'est l'inverse : la demande s'essouffle en fin de cycle des Peugeot 308 et 408. Deux causes presque opposées pour un même résultat opérationnel.
Ces interruptions s'ajoutent à une pression fondamentale persistante. Lors de la publication du premier semestre 2026 le 30 juillet, la division utilitaires Stellantis Pro One avait affiché une croissance de 7 %, mais le groupe avait identifié parmi ses risques le rythme variable d'électrification selon les marchés et l'alignement du prix des fourgons électriques sur le diesel, qui pèse sur les marges. Selon le consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 6,8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, un multiple faible qui traduit les doutes persistants sur la trajectoire du groupe. La prochaine publication financière sera déterminante pour mesurer l'impact de ces arrêts de production sur les volumes du second semestre.