L'action Thales s'envole de près de 5 %, en tête d'un CAC 40 plombé par STMicro
Le groupe d'électronique de défense signe la plus forte hausse de l'indice parisien, à contre-courant d'un marché lourdement affecté par la déconvenue de STMicroelectronics. Le titre efface plusieurs semaines de repli et repasse au-dessus de ses moyennes mobiles courtes, après avoir bousculé un seuil technique surveillé de près.
Le titre reprend la tête du CAC 40 et franchit brièvement sa résistance à 239,60 €
L'action Thales gagne 4,94 % à 238,00 € en début d'après-midi, en tête du CAC 40, alors que l'indice parisien cède 1,35 % dans le même temps. La progression est nette au regard de la séance de la veille, où le titre avait clôturé à 226,80 €. Le mouvement place la valeur loin devant TotalEnergies (+2,83 %) et Dassault Systèmes (+2,79 %), les deux autres hausses marquantes d'un indice tiré vers le bas par le décrochage de STMicroelectronics (-14,82 %). Le titre a franchi en séance sa résistance à 239,60 €, jusqu'à un plus haut de 239,70 €, avant de repasser en dessous et de coter 237,40 € au dernier pointage.
Le rebond ramène l'action au-dessus de sa MM20 (231,73 €, écart +2,71 %) et de sa MM50 (234,86 €, écart +1,34 %), configuration qu'elle avait perdue courant juin. La MM200 à 244,94 € reste en revanche 2,83 % au-dessus du cours, ce qui laisse encore un écart à combler pour rebasculer sur une tendance de fond haussière. Le RSI à 43 reste en zone neutre, cohérent avec un titre qui sort d'un creux plutôt qu'en phase de surchauffe.
Un rebond qui prolonge le mouvement engagé début juillet, après la charge F126
Sur la semaine, le titre gagne 7,94 %, et progresse de 5,17 % sur un mois, effaçant une partie du repli entamé début juin. La performance reste toutefois négative sur trois mois (-1,65 %) et sur un an (-2,38 %). Le rebond fait suite à une séquence baissière marquée : le 10 juillet, l'action figurait encore en lanterne rouge du CAC 40, sanctionnée par un abaissement d'objectif d'un courtier suisse.
Le contexte fondamental a évolué début juillet, avec l'annonce d'une charge exceptionnelle d'environ 450 M€ au premier semestre liée à l'arrêt du programme de frégates allemandes F126, compensée par un relèvement de plusieurs objectifs 2026. Le mouvement du jour s'inscrit dans un environnement géopolitique tendu : le Brent est repassé au-dessus de 94 dollars sur fond de frappes américaines contre l'Iran et de menaces sur le détroit d'Ormuz, tandis qu'une rencontre Lavrov-Rubio est annoncée en marge de l'ASEAN pour évoquer l'Ukraine. La résistance à 239,60 €, testée sans être franchie en clôture, reste le prochain seuil technique à surveiller.