L'action Valneva recule mais garde +26 % sur un mois et teste sa MM20
Dans un marché européen globalement sous pression, le laboratoire lyonnais Valneva recule pour la deuxième séance de suite, alors que son bond mensuel de près de 26 % reste l'une des données les plus saillantes de la valeur. Le titre évolue désormais au contact de sa moyenne mobile à 20 jours, dans un contexte de volatilité accrue sur les marchés avec un VIX en hausse de près de 13 % en séance.
Valneva parmi les plus fortes baisses du SBF 120, au contact de sa MM20 à 2,86 €
Valneva cède 1,66 % à 2,85 € en séance, occupant le rang 112 sur 120 du SBF 120, parmi les plus fortes baisses de l'indice. Le repli se déroule sur fond de marché morose : le CAC 40 perd 0,33 % et le SBF 120 recule de 0,29 % en séance, tandis que le DAX cède près de 1,69 % et le FTSE 100 plus de 1 %. Le VIX bondit de 12,91 %, à 17,75, signalant un regain d'inquiétude généralisé sur les marchés, alimenté notamment par les tensions géopolitiques et la réunion de la BCE qui doit statuer ce jour sur une probable hausse de taux de 25 points de base. Le cours, à 2,85 €, est au contact de la moyenne mobile à 20 jours établie à 2,86 €, avec un écart de seulement -0,35 %.
Ce niveau a une importance : lors des séances récentes de repli, le titre avait conservé une marge confortable au-dessus de cette même MM20. Un passage sous ce seuil marquerait un infléchissement technique notable. En revanche, la MM50 à 2,48 € reste nettement en dessous du cours, à plus de 14 % d'écart, témoignant de la force du rebond engagé depuis la fin de l'été.
La dynamique mensuelle exceptionnelle et les positions courtes en recul éclairent le contexte de fond
Derrière la pression immédiate, la trajectoire de moyen terme reste marquante : Valneva affiche encore +25,77 % sur un mois et +25,22 % sur trois mois, après avoir frôlé sa résistance à 3,07 € début septembre. Le RSI, à 59, reste en zone neutre : pas de signal de surachat, mais un certain essoufflement du mouvement haussier après plusieurs semaines de progression. Sur le plan fondamental, les comptes du premier semestre publiés le 13 août avaient mis en évidence un creusement de la perte nette, avec des tensions sur les ventes de produits, tandis que le groupe confirmait ses objectifs annuels.
L'examen par l'EMA du dossier d'autorisation du vaccin contre la maladie de Lyme, développé avec Pfizer, reste l'une des échéances réglementaires centrales pour le groupe. Par ailleurs, selon les déclarations consultées, les positions courtes nettes cumulées par trois fonds ont reculé de 0,72 point en trente jours, passant de 3,30 % à 2,58 % du capital : ce reflux indique que certains intervenants positionnés à la baisse ont réduit leur exposition, sans que l'on puisse en déduire une inversion de sentiment. La résistance à 3,07 € reste le prochain seuil technique à surveiller en cas de reprise, le cours s'en éloignant légèrement depuis quelques séances.