L'action Vicat rebondit de près de 2 % et revient au contact de sa MM50
Après un recul marqué la veille sous la pression du pétrole, Vicat retrouve des couleurs ce jeudi dans un SBF 120 quasi stable. Le cimentier isérois revient au contact de sa moyenne mobile à 50 jours, dans un marché dominé par la flambée du Brent au-dessus de 95 dollars le baril.
Un rebond qui ramène le titre au contact de sa MM50 malgré une semaine difficile
L'action Vicat gagne 1,91 % en séance à 64,00 €, effaçant une partie du repli de plus de 3 % enregistré mercredi. Ce rebond replace le titre au contact de la MM50, à 63,99 €, soit un écart pratiquement nul de +0,02 %. La MM20, en revanche, reste au-dessus à 64,95 €, et le titre évolue ainsi en dessous de cette référence de court terme avec un écart de 1,46 %.
Sur la semaine, Vicat accuse encore un recul de 3,47 %, ce qui tempère la portée de la hausse du jour. Le RSI à 43 reste en territoire neutre, sans signal d'épuisement vendeur ni de surachat, ce qui reflète une configuration technique encore fragile malgré le rebond. La résistance à franchir se situe à 68,70 €, soit environ 7,3 % au-dessus du cours actuel, tandis que le support à 59,80 € offre un matelas de près de 7 % en cas de nouvelle dégradation.
Le Brent à plus de 95 $ reste un facteur de coûts et Vicat a relevé ses objectifs annuels
Le contexte géopolitique pèse toujours en toile de fond : la flambée du pétrole, alimentée par l'escalade militaire entre l'Iran et les États-Unis autour du détroit d'Ormuz, maintient le Brent à 95,40 dollars le baril ce jeudi, en hausse de 5,43 % en séance. Pour un cimentier, le coût de l'énergie est une variable structurelle : lors de la publication des résultats du T1 2026 (le 4 mai 2026), Vicat avait identifié comme risque principal la prolongation du conflit au Moyen-Orient, susceptible d'affecter les coûts énergétiques. Le groupe guidait alors vers une croissance modérée du chiffre d'affaires et de l'EBITDA à périmètre et change constants.
Sur le volet industriel, l'investissement de près de 7 millions d'euros annoncé le 2 septembre avec Derichebourg dans une unité de combustible de substitution en Meuse illustre la stratégie de réduction de la dépendance aux énergies fossiles, un levier qui prend de l'importance dans l'environnement actuel de prix élevés. Par ailleurs, selon le consensus des analystes recensés, le titre se traite autour de 9,6 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours, et 8,6 fois ceux de l'exercice suivant, avec une croissance du bénéfice par action anticipée à +11,8 % d'un exercice à l'autre. La prochaine étape à suivre sur le plan des niveaux reste le franchissement ou non de la MM20 à 64,95 €, qui conditionne un retour vers la résistance des 68,70 €.