Le CAC 40 franchit les 8 000 points, insensible aux secousses de Wall Street
Le CAC 40 progresse de 0,45 % à 8 005,35 points, porté par un large mouvement de hausse. L'indice parisien ignore pour l'heure le décrochage subi vendredi par les technologiques américaines. En séance, il a même signé un nouveau plus haut depuis un mois à 8 010,24 points.
Une place parisienne solide malgré un climat chargé
La tendance est nettement orientée à la hausse à Paris : trente des quarante valeurs de l'indice avancent, contre dix qui reculent. Le SBF 120 gagne de son côté 0,38 % à 6 064,23 points. En Europe, le mouvement est plus mesuré : le DAX progresse de 0,30 % et le STOXX 600 de 0,10 %, tandis que le FTSE 100 londonien grappille 0,14 %.
Cette fermeté contraste avec la clôture de vendredi 30 octobre à Wall Street, où les indices américains ont lourdement reculé. Le Nasdaq 100 a cédé 3,46 %, le S&P 500 1,82 % et le Dow Jones 1,09 %. Paris résiste donc à l'onde de choc venue des valeurs technologiques.
En toile de fond, le climat reste tendu sur la dette française. Fitch a abaissé le 30 octobre la perspective de la note souveraine de la France de « Stable » à « Négative », tout en maintenant le A+, invoquant une trajectoire de dette préoccupante. Les députés doivent par ailleurs se prononcer mardi 3 novembre sur la première partie du projet de loi de finances pour 2027, après la suppression de plusieurs mesures gouvernementales.
Banques, industrie et aérien tirent la cote
Les hausses sont bien réparties entre secteurs. ArcelorMittal mène la danse avec un gain de 1,90 % à 54,62 euros. Le groupe hôtelier Accor suit de près, en progression de 1,66 % à 47,09 euros.
Dans l'aéronautique, Safran avance de 1,63 % à 280,20 euros. Le titre bénéficie d'un geste de Wells Fargo, qui a confirmé son opinion « surpondérer » sur la valeur. Le secteur bancaire participe aussi au mouvement, avec BNP Paribas en hausse de 1,42 % à 86,87 euros. Saint-Gobain complète le peloton de tête, en progression de 1,41 % à 68,84 euros. L'ampleur de la hausse, étalée sur des secteurs aussi divers que l'acier, l'hôtellerie, la défense ou la banque, illustre une séance de respiration plus que de rotation ciblée.
Euronext et les valeurs auto à contre-courant
Côté repli, c'est Euronext qui ferme la marche, en baisse de 1,30 % à 175,30 euros. L'opérateur boursier est dans l'actualité : son conseil de surveillance a annoncé ce 2 novembre son intention de présenter la candidature de David Knibbe, actuel directeur général de NN Group, pour succéder à Stéphane Boujnah, qui quittera ses fonctions en mai 2027.
TotalEnergies recule de 0,75 % à 84,79 euros, tandis que la polémique sur les profits records du groupe au 3e trimestre enfle en France. Le repli intervient alors même que le baril de Brent évolue toujours au-delà de 110 dollars, soutenu par les tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz.
Les valeurs automobiles pèsent aussi sur le compartiment. Stellantis cède 0,71 % et Renault 0,54 %, après la publication des immatriculations pour le mois d'octobre. Dans un marché français en hausse de 3,3 % sur un an, les ventes des deux constructeurs reculent. Carrefour complète le bas du tableau, en baisse de 0,50 % à 12,98 euros.