UCB : Bimzelx surpasse Skyrizi dans l'arthrite psoriasique (49,1 % vs 38,4 %)
UCB annonce mardi les données de l'essai BE BOLD confirmant la supériorité clinique de Bimzelx (bimekizumab) sur Skyrizi (risankizumab) dans le traitement de l'arthrite psoriasique. Avec 49,1 % des patients atteignant l'objectif ACR50 à 16 semaines contre 38,4 % pour le concurrent, Bimzelx devient le premier traitement biologique approuvé à démontrer cette supériorité dans un essai tête-à-tête pour cette indication.
Ces résultats, présentés à la conférence EULAR, renforcent le portefeuille immuno-inflammatoire du groupe dans les maladies chroniques articulaires.
Une supériorité articulaire démontrée dès la semaine 4
Bimzelx a atteint son objectif principal avec un taux d'ACR50 de 49,1 % à 16 semaines, contre 38,4 % pour Skyrizi (p = 0,0078). Cet écart de 10,7 points exprime une différence statistiquement significative dans l'amélioration des symptômes articulaires.
Plus précocement, la réaction a également été visible : à la semaine 4, 19,9 % des patients traités par Bimzelx ont atteint l'ACR50 contre 7,2 % sous Skyrizi, soit une avance de 12,7 points en début de traitement. Sur le critère de disparition complète des plaques cutanées (PASI100), 53,4 % ont répondu avec Bimzelx et 46,6 % avec Skyrizi à 16 semaines.
L'essai BE BOLD a inclus 553 participants adultes atteints d'arthrite psoriasique active, randomisés 1:1 entre les deux traitements. Le double aveugle a été maintenu jusqu'à la semaine 24.
Un avantage qui ne s'étend pas à tous les critères secondaires
Si Bimzelx domine sur l'ACR50, les résultats se nuancent sur d'autres marqueurs. La réponse d’activité minimale de la maladie (MDA, Minimal Disease Activity) a été numériquement plus favorable avec Bimzelx (43,0 % vs 39,9 %), sans atteindre la significativité statistique (p = 0,4408) selon la hiérarchie de test prédéfinie.
Le critère combiné ACR50 + PASI100 (disparition conjointe des symptômes articulaires et cutanés) a montré un avantage numérique pour Bimzelx (33,5 % vs 24,4 %), sans atteindre la significativité (p nominal = 0,0800). Aucun nouveau signal d'innocuité n'a été relevé dans les deux bras. Les infections des voies respiratoires supérieures et la candidose orale demeurent les effets indésirables les plus fréquents documentés dans les essais antérieurs.