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Elior Group clôture l'exercice 2024-2025 sur un redressement financier marqué. Le spécialiste de la restauration collective et des multiservices affiche un chiffre d'affaires de 6,15 milliards d'euros, en progression de 1,6 % sur un an, soutenu par une croissance organique de 1,3 % et par des gains commerciaux sélectifs. La rentabilité opérationnelle s'améliore nettement, portée par la restauration collective, tandis que le groupe poursuit son désendettement. Pour la première fois depuis plusieurs exercices, Elior renoue avec la distribution d'un dividende.
Elior Group enregistre un chiffre d'affaires de 6,15 milliards d'euros sur l'exercice clos au 30 septembre 2025, en hausse de 1,6 % par rapport à l'exercice précédent. La croissance organique s'établit à 1,3 %, dans un contexte de non-renouvellement volontaire de certains contrats et de moindre demande en prestations d'intérim. Le groupe nourrit désormais 3,2 millions de personnes par jour, une base opérationnelle stable malgré les ajustements de portefeuille.Le coût des ventes s'élève à 1,73 milliard d'euros, reflétant une gestion maîtrisée des approvisionnements. La marge d'EBITA ajusté ressort à 3,3 %, en amélioration sensible par rapport à l'exercice antérieur, grâce aux gains d'efficacité et au repositionnement stratégique. L'EBITDA atteint 342 millions d'euros, témoignant de la solidité opérationnelle retrouvée. Le résultat opérationnel s'établit à 168 millions d'euros, contre un niveau inférieur l'année précédente.Le résultat net part du groupe s'inscrit à 87 millions d'euros, soit une marge nette de 1,4 %. Le bénéfice par action dilué ressort à 0,34 euro. Les charges financières atteignent 141 millions d'euros, en lien avec le niveau d'endettement encore élevé. Le free cash-flow s'affiche à 228 millions d'euros, un niveau solide qui témoigne de la capacité du groupe à générer de la trésorerie.La trésorerie disponible s'élève à 195 millions d'euros au 30 septembre 2025. La dette nette s'établit à 1,13 milliard d'euros, en recul par rapport à l'exercice précédent, pour un ratio de levier de 3,3 fois l'EBITDA. Les capitaux propres atteignent 835 millions d'euros, pour un actif total de 3,78 milliards. Les investissements (capex) s'élèvent à 145 millions d'euros, orientés vers la modernisation des outils et l'innovation digitale.
La restauration collective constitue le cœur de métier d'Elior, avec un chiffre d'affaires de 4,46 milliards d'euros, soit environ 72 % du total. La division affiche une croissance organique soutenue, portée par les segments santé, éducation et entreprises. L'EBITA ajusté de cette activité s'élève à 179 millions d'euros, pour une marge de 4,0 %, en progression notable grâce à l'optimisation opérationnelle et à la performance des marchés américain et ibérique.Les multiservices, qui regroupent les prestations d'accueil, de nettoyage et de services généraux, génèrent 1,68 milliard d'euros de revenus, soit 27 % du total. La division affiche un EBITA ajusté de 39 millions d'euros, correspondant à une marge de 2,3 %. La croissance organique reste modeste, affectée par une demande plus faible en France sur les prestations d'intérim. Le groupe souligne néanmoins des gains commerciaux sélectifs et une discipline tarifaire accrue.Le segment Corporate et Autres enregistre 12 millions d'euros de revenus et supporte 16 millions d'euros de charges d'EBITA ajusté. Cette rubrique regroupe les fonctions centrales et les coûts de structure non alloués. Le groupe poursuit l'optimisation de ses fonctions supports dans le cadre de son plan d'efficacité opérationnelle.Elior précise que la répartition sectorielle reflète la stratégie de recentrage sur des contrats à valeur ajoutée. La société a volontairement décidé de ne pas renouveler certains contrats, notamment en Italie, afin de préserver ses marges. Cette sélectivité commerciale commence à porter ses fruits, selon la direction, avec une amélioration tangible de la rentabilité.
En France, Elior génère 3,10 milliards d'euros de chiffre d'affaires, soit environ 50 % du total, en repli de 0,8 % sur un an. Ce recul s'explique principalement par le non-renouvellement volontaire de contrats peu rentables et par une demande en retrait sur les prestations d'intérim dans les multiservices. Le groupe souligne néanmoins plusieurs gains commerciaux majeurs, notamment auprès du ministère de la Transition écologique, de Covéa, Carrefour, Klépierre, Vivalto et de plusieurs centres hospitaliers universitaires.L'Europe (y compris le Royaume-Uni) affiche un chiffre d'affaires de 1,67 milliard d'euros, en hausse de 1,9 %. La progression est portée par la péninsule ibérique, où Elior renforce sa position sur les segments santé et éducation, ainsi que par le Royaume-Uni, où le groupe a remporté des contrats dans les stades et l'événementiel. L'Italie reste affectée par les non-renouvellements stratégiques, mais la rentabilité s'améliore.Le reste du monde, qui comprend principalement l'Amérique du Nord et l'Asie, enregistre 1,38 milliard d'euros de revenus, en forte progression de 5,6 %. La dynamique est particulièrement soutenue aux États-Unis, où Elior a signé un grand contrat avec West Virginia University. L'Inde et Hong Kong contribuent également à la croissance, avec une activité soutenue dans les segments entreprises et santé.La répartition géographique témoigne de la diversification du groupe, qui réduit progressivement sa dépendance au marché français. La direction précise que la stratégie d'internationalisation vise à équilibrer les sources de revenus et à capter la croissance dans les zones à plus fort potentiel. Les États-Unis et la péninsule ibérique sont identifiés comme des relais de croissance prioritaires pour les prochains exercices.
Elior renforce sa présence en Asie avec l'acquisition de 70 % du capital de Health Food & Beverage Group, un acteur spécialisé dans la restauration santé basé à Hong Kong. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de déploiement géographique du groupe et doit permettre de servir une clientèle en croissance dans les segments hospitaliers et médico-sociaux. Le montant de la transaction n'est pas précisé, mais le groupe souligne l'effet relutif attendu sur la rentabilité à moyen terme.En Amérique du Nord, Elior a remporté un contrat majeur auprès de West Virginia University, consolidant ainsi sa position dans le secteur de l'éducation. Ce gain commercial vient compléter un portefeuille déjà étoffé dans les universités américaines. La direction évoque également des perspectives favorables dans les segments santé et entreprises, où le groupe dispose d'une offre différenciée autour de l'alimentation durable et de la santé préventive.En France, le groupe a signé plusieurs contrats structurants, notamment avec le campus ENGIE, Covéa, le ministère de la Transition écologique, Carrefour et Klépierre. Ces signatures témoignent de la capacité d'Elior à capter des besoins émergents, notamment en matière de restauration bas carbone et de services innovants. Le groupe multiplie également les partenariats avec des centres hospitaliers universitaires, un segment stratégique à forte valeur ajoutée.Sur le plan des investissements, Elior a engagé 145 millions d'euros de capex, dont une part significative consacrée à la modernisation des systèmes d'information et à l'innovation digitale. La direction mentionne un plan d'optimisation SI visant à améliorer la traçabilité, la gestion des flux et l'efficacité opérationnelle. Le groupe alloue également des ressources à la décarbonation de ses activités, avec un objectif de réduction de 4 % des émissions absolues et de 42 % du gaspillage alimentaire, dans le cadre de sa feuille de route RSE « Aimer sa Terre – Horizon 2030 ».
Pour l'exercice 2025-2026, Elior vise une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre 3 % et 4 %, un niveau nettement supérieur à la performance de l'exercice écoulé. Cette accélération doit reposer sur les contrats récemment signés, la montée en puissance des gains commerciaux et la poursuite de la sélectivité tarifaire. La direction précise que la priorité reste la rentabilité plutôt que la croissance à tout prix.Le groupe anticipe une amélioration de la marge d'EBITA ajusté, attendue entre 3,5 % et 3,7 %, contre 3,6 % réalisé en 2024-2025. Cette progression doit résulter de l'optimisation opérationnelle, de la montée en charge des contrats à forte valeur ajoutée et de la maîtrise des coûts de structure. Elior insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts d'efficacité dans un environnement de coûts inflationnistes.Le désendettement reste une priorité stratégique. Le groupe vise un ratio de levier d'environ 3,0 fois l'EBITDA au 30 septembre 2026, contre 3,3 fois actuellement. Cette trajectoire doit être soutenue par la génération de free cash-flow, la discipline financière et l'absence d'acquisition majeure non relutive. La direction évoque également la possibilité de céder des actifs non stratégiques pour accélérer la réduction de la dette.Le management souligne que « ces résultats confirment la trajectoire engagée : redressement solide, croissance maîtrisée et ambition durable ». Selon le communiqué, le groupe est désormais en mesure de concilier croissance, rentabilité et désendettement, après plusieurs exercices de restructuration. Le retour à la distribution d'un dividende de 0,04 euro par action, correspondant à un taux de distribution d'environ 30 %, symbolise ce redressement financier.
Elior poursuit le déploiement de sa feuille de route RSE « Aimer sa Terre – Horizon 2030 », alignée sur les exigences de la directive européenne CSRD. Le groupe a réduit ses émissions de carbone de 4 % en valeur absolue et abaissé de 42 % son gaspillage alimentaire, deux indicateurs clés de sa stratégie de décarbonation. L'empreinte carbone moyenne s'établit à 3,3 kilogrammes de CO2 par repas, hors Inde et Hong Kong.Le groupe a également doublé ses recettes issues d'offres bas carbone, un segment en forte croissance auprès des clients soucieux de leur impact environnemental. Elior précise que 38 % de ses effectifs sont des femmes, un taux que la direction souhaite porter à 40 % d'ici 2030. Le groupe emploie 133 000 collaborateurs dans le monde, un effectif stable par rapport à l'exercice précédent.Sur le plan opérationnel, Elior investit dans la digitalisation de ses processus et dans l'innovation culinaire. Le groupe a lancé plusieurs initiatives autour de l'alimentation santé, de la personnalisation des menus et de la traçabilité des produits. Ces axes d'innovation visent à différencier l'offre d'Elior dans un marché concurrentiel, où les attentes des clients en matière de qualité et de durabilité ne cessent de croître.Le redressement financier d'Elior repose sur une combinaison de discipline tarifaire, de sélectivité commerciale et d'optimisation opérationnelle. Le groupe affiche désormais une trajectoire de croissance rentable, tout en poursuivant son désendettement. La diversification géographique et sectorielle offre des relais de croissance à moyen terme, tandis que l'engagement RSE renforce la légitimité de l'entreprise auprès de ses parties prenantes. Avec un levier financier encore élevé mais en baisse, Elior dispose de marges de manœuvre pour consolider son redressement et renouer durablement avec la création de valeur.
Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre purement indicatif et ne constituent en aucun cas une recommandation d’investissement, une incitation à acheter ou vendre un actif financier, ni un conseil en placement. Le lecteur est invité à réaliser ses propres recherches avant toute décision. Les investissements en bourse comportent des risques, notamment de perte en capital. La performance passée d’un actif ou d’un marché ne présage en rien de ses performances futures. Toute décision d’investissement doit être prise en tenant compte de votre situation financière personnelle, de vos objectifs et de votre tolérance au risque.