Le CAC 40 plonge de 1,6% à mi-séance : le luxe et Trump emportent Paris
La Bourse de Paris s'enfonce nettement à mi-séance ce lundi 19 janvier, l'indice CAC 40 cédant 1,6% à 8127 points vers 12h30. Dans un climat de prudence généralisée, les géants du luxe français accusent le coup le plus violent avec des replis brutaux pour LVMH, Hermès et Kering. Les marchés sont également inquiets des potentiels nouveaux droits de douane imposés par Trump dans le cadre des tensions autour du Groenland. À l'opposé, Thales tire son épingle du jeu, soutenu par les tensions géopolitiques.
Une séance dominée par l'aversion au risque
La Bourse de Paris est plombée par les menaces douanières de Donald Trump, un contexte qui pèse lourdement sur la cote parisienne dès l'ouverture. Les investisseurs adoptent une posture défensive marquée, comme en témoigne la dispersion du marché : seules 4 valeurs du CAC 40 affichent des hausses à mi-journée, contre 36 en baisse. Les volumes d'échanges restent faibles, traduisant l'attentisme des opérateurs dans un climat d'incertitude accru. L'indice parisien recule ainsi de 1,6%, évoluant à 8127 points vers 12h30, dans le sillage d'une tension généralisée sur les places européennes. Ce mouvement de repli intervient alors que Wall Street reste fermée pour cause de jour férié, privant les investisseurs européens d'un repère habituel.
Le luxe vire au cauchemar, LVMH et Hermès dévissent
Mais c'est le secteur du luxe qui cristallise avant tout les tensions de cette séance. Kering dévisse de 4,12% à 302,55 euros, entraînant dans son sillage l'ensemble des poids lourds du secteur. LVMH abandonne 2,67% à 627,20 euros, Hermès recule de 2,01% à 2099 euros. Les trois mastodontes français subissent de concert une correction violente liée aux inquiétudes concernant leurs créances sur l'américain Saks, qui a déposé le bilan la semaine dernière. Leur recul pèse mécaniquement sur l'ensemble de l'indice : ces groupes, qui représentent une part importante de la capitalisation du CAC 40, entraînent Paris dans leur chute. Le secteur, qui avait déjà montré des signes de faiblesse ces derniers mois face au ralentissement de la demande chinoise et aux incertitudes économiques mondiales, continue de pâtir d'un climat délétère.
Renault amplifie également le mouvement baissier avec un recul de 2,86%, tout comme STMicroelectronics qui plonge de 4,85%, la plus forte baisse de l'indice, malgré une embellie récente du secteur des semi-conducteurs.
Thales résiste à contre-courant
Thales (+1,62% à 270,30 euros) Le groupe de défense est recherché dans un contexte de tensions accrues sur le plan géopolitique. Le fleuron tricolore de la défense se distingue nettement en tête du palmarès parisien, profitant d'un regain d'intérêt des investisseurs pour les valeurs de défense dans un environnement international tendu. Thales s'est octroyé la première place du palmarès de l'indice phare de la place parisienne après avoir réaffirmé ses prévisions annuelles 2025. Le géant de la défense l'a confirmé ce matin à l'issue de sa conférence téléphonique de pré-clôture pour le quatrième trimestre. Le fleuron de l'industrie française anticipe toujours une croissance organique de ses ventes à 6 à 7%, une marge comprise entre 12,2 et 12,4%. Orange, Euronext et Carrefour affichent également des progressions modestes, mais restent largement minoritaires dans un marché massivement orienté à la baisse.