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Dernière mise à jour : 06/03/2026 - 17h28
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Le CAC40 a décroché en 2024, tandis que le DAX et le S&P 500 se sont envolés

Alors que les grands indices mondiaux surperformaient (DAX à +19%, S&P 500 à +23% et Nasdaq à +25%), le CAC 40 a reculé de 2,1%. Un phénomène révélateur de fragilités.

Le CAC40 a décroché en 2024, tandis que le DAX et le S&P 500 se sont envolés

La France sous tension : quand l'incertitude politique refroidit les investisseurs

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Malgré une belle poussée au printemps et un pic historique à 8559 points le 10 mai, le CAC40 a fini l'année 2024 en baisse. Le coup dur le plus important a été d’ordre politique : la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée le 9 juin a provoqué une nette cassure (voire courbe ci-dessous), puis la censure du gouvernement a plongé le pays dans une crise institutionnelle. Cette instabilité a renforcé les doutes des investisseurs, aggravés par la dégradation de la note souveraine française par Moody’s. Le signal envoyé par cette décision a été clair : la confiance des marchés dans la capacité de la France à stabiliser ses finances publiques s’effrite.

En conséquence, les actifs français ont dû intégrer une prime de risque accrue, reflétée par des taux d’intérêt à 10 ans supérieurs à ceux de l’Allemagne. Cet écart s’est traduit par une performance plus faible des actions françaises, notamment pour les sociétés dont l'activité est très liée à l’économie du pays, comme les banques (BNP Paribas) ou le bâtiment (Vinci). Un climat tendu, alors même que leurs voisines européennes profitaient d’une dynamique plus favorable.

Mais ces évènements ne sont pas les raisons du marasme ambiant.

Les géants du luxe à la peine : quand la Chine éternue, Paris s'enrhume

Le luxe, fleuron historique du CAC 40, a été l'un des principaux responsables de cette année difficile. LVMH a vu sa valeur chuter de 13 %, tandis que Kering s’est effondré de 41 % et que L’Oréal perdait 24 %. Ces contre-performances s’expliquent en grande partie par la dépendance de ces groupes au marché chinois, qui a connu une année de stagnation économique.

La Chine, traditionnel moteur de croissance pour le secteur du secteur, a vu sa consommation freinée par une crise immobilière persistante. Le marasme du secteur immobilier, avec ses maisons invendues et ses chantiers inachevés, a érodé la confiance des ménages et limité leur pouvoir d’achat. Malgré un assouplissement monétaire inédit, Pékin n’a pas réussi à relancer significativement sa consommation intérieure. Cette fragilité de l’économie chinoise a eu des répercussions directes sur les entreprises françaises dont la croissance dépend largement de ce marché.

D'autres valeurs ont également connu des baisses spectaculaires : les semi-conducteurs avec STMicroelelctronics (-46,8%), loin de l'embellie constatée outre-Atlantique, l'automobile (Stellantis, -40%) et l'énergie (TotalEnergies, -13,6%), ont beaucoup souffert.

Outre-Rhin et outre-Atlantique : des indices en plein essor

Tandis que le CAC 40 trébuchait, le DAX allemand s’illustrait avec une hausse de 19 %, un contraste d’autant plus surprenant que l’économie allemande traverse également une période de stagnation. La clé de cette réussite est peut-être à chercher dans la gestion budgétaire rigoureuse de l’Allemagne et la baisse marquée de ses taux d’intérêt à long terme. Ces facteurs ont stimulé les investisseurs, favorisant les actions allemandes.

De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street a continué de dominer la scène financière mondiale. Les indices américains, portés par la révolution de l’intelligence artificielle, ont vu des entreprises comme Nvidia s’envoler en Bourse. L’élection de Donald Trump, avec ses promesses de baisses d’impôts massives et de déréglementation, a également renforcé l’optimisme des marchés américains en fin d'année. En comparaison, la Bourse de Paris a manqué cruellement d’éléments de dynamisme.





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