Location meublée : l’amortissement passe à la trappe
La suppression de l'amortissement pour les locations meublées inquiète le secteur immobilier.
Dans le projet de loi de finances 2026
L’Assemblée nationale a supprimé la possibilité d’amortir fiscalement un bien loué meublé, qu’il s’agisse d’une location de longue durée, étudiante ou saisonnière. Cette mesure, défendue au nom de la « simplification » et de la « lutte contre la spéculation », revient à aligner la fiscalité du meublé sur celle du nu.Mais pour les professionnels du secteur, c’est une erreur stratégique.
Le fond du malaise
Les dirigeants de JD2M dénoncent aussi une lecture « absurde » des chiffres avancés par certains députés, qui comparent chaque année le nombre de déclarants en meublé et en location vide pour justifier une « explosion » du meublé. « On compare des déclarants, pas des biens », rappelle Victor Peltier. Beaucoup de propriétaires louent ponctuellement leur résidence principale en meublé et apparaissent ainsi dans les statistiques, sans que cela signifie une expansion durable du parc.
La suppression de l’amortissement pourrait ainsi produire l’effet inverse de celui recherché
Raréfier l’offre, décourager les investisseurs, et priver les étudiants et jeunes actifs d’un segment déjà tendu.Mais au-delà du sujet technique, c’est la volatilité fiscale qui exaspère les investisseurs. En un an, le législateur est passé de la réintégration partielle des amortissements à un statut du bailleur privé favorable, avant de tout remettre en cause.