Location meublée : l’Est de la France prend sa revanche
Le marché de la location meublée se réorganise, avec une progression notable dans l'Est de la France.
Une rentabilité en progression
La location meublée continue d’attirer les investisseurs. Selon les données 2024 collectées par JD2M (jedéclaremonmeublé.com) auprès de plus de 50 000 clients, la rentabilité moyenne est en hausse. Le classement des départements révèle un nouveau leader : le Loiret, avec une rentabilité moyenne de 7,9 %.
Mais au-delà de ce podium, c’est toute une dynamique régionale qui se dessine. La Moselle, la Côte-d’Or et le Bas-Rhin font leur entrée dans le top 10, confirmant l’attrait croissant de l’Est de la France. Une zone qui combine prix d’achat plus abordables que sur le littoral, attractivité économique et potentiel touristique.
Cette rentabilité départementale ne doit toutefois pas masquer une réalité plus contrastée : les écarts peuvent être immenses au sein d’un même territoire. Dans le Loiret, les taux varient de 5 % à 17,2 %. Dans la Loire, le grand écart atteint 12,4 points, entre 6 % et 18,4 %. Autrement dit, la localisation précise reste déterminante.
Des podiums contrastés
Si l’on sort du classement des départements ayant un minimum de 100 logements meublés déclarés, le palmarès change radicalement. La Meuse conserve la première place nationale avec une rentabilité moyenne de 18,2 %. Elle est suivie par la Creuse (14,5 %) et le Territoire de Belfort (11 %). L’Allier fait son entrée au pied du podium avec 9,9 %, tandis que l’Aveyron disparaît du classement.
Cette hiérarchie illustre une vérité : dans certains territoires où le prix d’achat est particulièrement bas, les rentabilités brutes atteignent des niveaux spectaculaires. Mais ces chiffres doivent être relativisés par la taille réduite du marché locatif et des volumes plus faibles de transactions.
Des villes moyennes en pleine forme
Autre enseignement du baromètre : les villes moyennes confirment leur rôle moteur. Quimper, Lorient, Valenciennes, La Rochelle, Niort, Poitiers ou Pau affichent des rentabilités solides, portées par un bon équilibre entre prix d’achat contenus et demande locative stable. Pour les investisseurs, elles offrent souvent un compromis idéal : ticket d’entrée raisonnable et rendement attractif.
À l’inverse, les grandes métropoles demeurent moins performantes. Dans le classement des dix plus grandes villes françaises, les taux de rentabilité stagnent, en raison de prix élevés et d’une fiscalité locale plus contraignante. Paris ferme la marche, loin derrière Marseille ou Montpellier.