L'action Accor cède 1,4 % à 42,83 € sous la pression du Brent et des taux US
Le titre du groupe hôtelier (FR0000120404) recule de 1,4 % à 42,83 € à la mi-séance, alors que le CAC 40 perd 0,62 % à 7 903,27 points. Le baril de Brent reste au-dessus de 110 dollars et les rendements obligataires américains touchent un plus haut depuis février 2025. L'action Accor figure parmi les plus fortes baisses du CAC 40.
Un contexte macro défavorable pour le secteur du tourisme et de l'hôtellerie
Le décor de séance est lourd pour les valeurs sensibles à l'énergie et aux taux. Le Brent évolue autour de 111 dollars, en hausse de plus de 50 % depuis fin février, et le détroit d'Ormuz reste largement restreint. En parallèle, le rendement du Treasury à 10 ans grimpe à 4,63 %, son plus haut depuis février 2025, ravivant le scénario de taux directeurs « plus hauts pour plus longtemps ».
Ce contexte prolonge la séquence négative entamée vendredi, lorsque le titre avait déjà cédé 2,45 % à 43,44 € dans le sillage de la flambée du Brent. Sur un an, l'action perd 9,55 %, et 13,96 % sur trois mois.
Le groupe avait par ailleurs signalé l'impact du conflit au Moyen-Orient sur son activité dans la région lors de la publication de son chiffre d'affaires du premier trimestre fin avril, avec un RevPAR en repli de 9 % aux Émirats arabes unis. Le sommet du G7 Finances qui s'ouvre à Paris ce lundi a notamment inscrit le dossier Ormuz à son ordre du jour.
Le titre repasse sous ses moyennes mobiles à l'approche du détachement du dividende
À 42,83 €, l'action évolue en dessous de la MM20 (43,53 €) et au contact de la MM50 (42,87 €). La MM200 à 44,41 € reste 3,56 % au-dessus du cours, le titre évoluant de nouveau nettement sous cette moyenne après l'épisode de passage au-dessus observé jeudi 14 mai. Le cours se positionne dans la partie basse des bandes de Bollinger, à 37 % de l'amplitude, sans atteindre la borne inférieure située à 40,86 €. Le RSI à 49 est neutre.
Le support à 41,18 € devient le premier niveau de référence en cas de poursuite du repli. Côté valorisation, le titre se paie environ 19,2 fois les bénéfices attendus de l'exercice en cours selon le consensus de 16 analystes, contre 14,3 fois pour la moyenne du secteur Consumer Discretionary, sur une croissance du BPA estimée à +19,1 % d'un exercice à l'autre.
Les prochaines échéances calendaires sont rapprochées : l'assemblée générale des actionnaires se tiendra le 27 mai, suivie du détachement du dividende le 1er juin et de son paiement le 3 juin.