L'action Accor passe sous son support clé malgré deux relèvements d'analystes
L'action Accor termine la semaine sur une note négative, abandonnant 2,77 % ce vendredi 6 mars à 43,17 euros. Le titre du groupe hôtelier accuse désormais un repli de près de 13 % sur les sept derniers jours, dans un contexte de marché marqué par de fortes incertitudes géopolitiques. Deux recommandations récentes d'analystes contrastent avec cette trajectoire baissière.
Le titre passe sous un seuil technique clé après une semaine de forte correction
En clôturant à 43,17 euros, Accor est passé sous son seuil de support situé à 43,32 euros, un signal technique notable qui traduit l'ampleur de la pression vendeuse. Le cours évolue désormais nettement en dessous de sa moyenne mobile à 200 jours (45,21 euros), indicateur de tendance de long terme, confirmant un passage en territoire baissier prolongé. Avec un RSI à 32, l'action se rapproche de la zone dite de survente, généralement considérée sous le seuil de 30, ce qui reflète l'intensité du mouvement de repli observé ces dernières séances.
Sur trois mois, la performance affiche un recul de 7,32 %, tandis que sur un an, la perte atteint 9,42 %. Le titre, qui évoluait encore au-dessus de 49 euros en début d'année, a perdu plus de six euros en quelques semaines, illustrant une dégradation rapide de sa dynamique boursière.
Kepler Cheuvreux et Citi relèvent leurs recommandations
En dépit de ce repli marqué, deux bureaux d'études ont récemment ajusté favorablement leur appréciation du dossier. Le 4 mars, Kepler Cheuvreux a relevé sa recommandation de « conserver » à « acheter », sans communiquer de nouvel objectif de cours. Le même jour, Citi a maintenu son avis à l'achat tout en rehaussant sa cible de 52 à 58 euros, ce qui représente un potentiel de progression de l'ordre de 34 % par rapport au cours actuel de 43,17 euros.
Ces ajustements interviennent alors que le groupe hôtelier, dont l'activité est étroitement liée aux flux touristiques internationaux, fait face à un environnement extérieur complexe. La flambée du prix du pétrole, alimentée par l'escalade militaire au Moyen-Orient et le blocage inédit du détroit d'Ormuz, pourrait peser sur les déplacements aériens et donc sur la fréquentation hôtelière mondiale. Les analystes ayant relevé leurs recommandations semblent toutefois privilégier une lecture fondamentale du dossier, estimant que la valorisation actuelle intègre déjà une part significative de ces risques.