L'action BioMérieux chute de 17 % et touche un plus bas de quatre ans après un avertissement
Le titre BioMérieux subit ce jeudi un décrochage brutal sur Euronext Paris, perdant près de 17 % à 73,75 €. Le groupe lyonnais de diagnostic in vitro a publié ce matin un chiffre d'affaires trimestriel en recul et abaissé simultanément ses prévisions annuelles, provoquant une chute qui enfonce le cours sous son plancher de 2022.
Un premier trimestre décevant qui contraint le groupe à revoir ses ambitions
BioMérieux a publié ce 23 avril un chiffre d'affaires trimestriel de 984 millions d'euros, en contraction organique de 3,9 %. Le groupe invoque une saison respiratoire atone ainsi qu'un environnement macroéconomique incertain pour expliquer cette contre-performance. Dans la foulée, la direction a révisé à la baisse ses objectifs pour l'exercice 2026, un signal qui a immédiatement pesé sur le titre.
À 73,75 € en séance, l'action touche un plus bas inédit depuis quatre ans, enfonçant le précédent plancher de 77,48 € inscrit en 2022, dans un contexte alors marqué par le conflit en Ukraine et la remontée des taux directeurs. Sur un an, la valeur accuse désormais un repli de près de 35 %, et de presque 30 % sur trois mois. Ce jeudi, le CAC 40 évolue quasi stable en séance (-0,06 % à 8 151 points), tout comme le SBF 120 (-0,11 %), ce qui isole clairement la sanction infligée au titre du spécialiste du diagnostic.
Des signaux techniques de survente prononcée après la cassure des supports
Sur le plan graphique, le plongeon du jour propulse le cours très largement sous la borne inférieure des bandes de Bollinger, située à 88,40 €. L'écart avec cette limite est considérable, le titre évoluant plus de 14 euros en dessous, ce qui constitue un signal de survente extrême selon cet indicateur. Le RSI, à 39, confirme cette tension baissière en s'approchant de la zone conventionnelle de survente fixée à 30.
Le cours se retrouve également très éloigné de l'ensemble de ses moyennes mobiles : la MM50 ressort à 93,19 € et la MM200 à 107,92 €, soit des écarts respectifs de plus de 20 % et 31 %. L'ancien support de 88,75 €, correspondant à la clôture de la veille, a été nettement franchi à la baisse, sans qu'aucun palier technique intermédiaire ne semble freiner le mouvement. La prochaine échéance de communication financière est fixée au 28 juillet, date de publication des résultats semestriels 2026.