L'action Danone rebondit de 2% à mi-séance malgré des révisions d'objectifs
Le titre Danone progresse de 2,03% à 70,36 euros ce mardi 3 février à mi-journée, portant sa hausse hebdomadaire à 6,61%. Cette performance intervient après plusieurs ajustements d'analystes qui ont révisé leurs anticipations sur le géant de l'agroalimentaire, dans un contexte où le titre reste sous pression depuis trois mois.
Révisions en baisse des objectifs bancaires
Les banques d'affaires ont procédé à des ajustements significatifs de leurs cibles de cours sur Danone fin janvier. Morgan Stanley a abaissé son objectif de 87 à 75 euros le 29 janvier, tout en maintenant une recommandation à « surpondérer ». Cette nouvelle cible laisse entrevoir un potentiel de hausse de 6,6% par rapport au cours actuel.
Trois jours plus tôt, Oddo BHF avait également ajusté sa valorisation, ramenant son objectif de 84 à 79 euros, avec un conseil « surperformer ». Cette seconde estimation suggère un potentiel d'appréciation de 12,3% depuis les niveaux actuels. Ces révisions s'inscrivent dans un contexte de prudence accrue sur les perspectives du secteur alimentaire, confronté à des pressions inflationnistes persistantes et à une consommation européenne atone.
Des indicateurs techniques qui suggèrent une reprise
L'analyse technique du titre montre des signaux contradictoires mais globalement orientés vers une stabilisation. Le RSI à 26 points indique une zone de survente prononcée, laissant présager un potentiel de rebond technique à court terme. Ce niveau historiquement bas suggère que la pression vendeuse pourrait s'atténuer.
Par ailleurs, le cours évolue actuellement sous ses moyennes mobiles à 50 jours (74,78 euros) et à 200 jours (73,72 euros), confirmant la tendance baissière observée sur trois mois avec un recul de 8,24%. Le prochain support se situe à 65,84 euros, tandis que la résistance à franchir s'établit à 78,26 euros. La présentation des résultats annuels 2025 est attendue le 20 février prochain, un rendez-vous qui devrait apporter des éclaircissements sur la trajectoire du groupe français et possiblement catalyser une sortie de cette phase de consolidation.