L'action Dassault Aviation glisse sous les 300 € et teste un seuil technique majeur
Dassault Aviation cède 2,41 % ce vendredi matin, à 299,80 €, dans un marché parisien en net repli. Le titre accentue une séquence baissière entamée depuis plusieurs séances, avec un recul de plus de 8 % sur sept jours. Ce niveau de cours ramène l'avionneur à proximité de sa moyenne mobile à 200 jours, un seuil technique scruté de près.
Un franchissement de support qui alerte les chartistes
Le cours de Dassault Aviation évolue désormais à 299,80 €, soit en dessous de la borne inférieure des bandes de Bollinger fixée à 303,12 €. Ce passage constitue un signal technique de survente potentielle, indiquant que le titre s'éloigne significativement de sa tendance récente. Le RSI, à 37, confirme cette lecture en se rapprochant de la zone de survente, traditionnellement située sous le seuil de 30.
Par ailleurs, le titre s'échange nettement sous ses moyennes mobiles à 20 jours (323,99 €) et à 50 jours (332,93 €), tout en restant proche de la moyenne à 200 jours (296,25 €), qui pourrait jouer un rôle de plancher technique à court terme. Ce mouvement intervient dans un contexte de faiblesse généralisée du CAC 40, en repli de 1,07 % en séance. Airbus recule également de 2,78 %, illustrant une pression vendeuse sur le secteur aéronautique et de défense ce vendredi matin.
Jefferies relève son objectif à 420 € malgré la correction
Deux jours avant cette séance de repli, la banque Jefferies a réaffirmé sa recommandation à l'achat sur Dassault Aviation, en rehaussant son objectif de cours de 400 à 420 €. Au cours actuel de 299,80 €, cet objectif implique un potentiel de revalorisation supérieur à 40 %, un écart inhabituellement large qui traduit la conviction de l'analyste quant à la trajectoire fondamentale du groupe.
Au calendrier financier, la prochaine échéance est l'assemblée générale des actionnaires prévue le 13 mai, suivie de la publication des résultats du premier semestre le 22 juillet. Ces rendez-vous pourraient apporter davantage de visibilité sur le carnet de commandes et la dynamique opérationnelle de l'avionneur, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues au Moyen-Orient qui pèsent aujourd'hui sur l'ensemble des marchés européens. Sur un an, le titre affiche un repli limité de 0,46 %, mais la perte atteint 10,29 % sur trois mois, traduisant une accélération récente de la correction.