L'action Exail Technologies plonge de 17 % suite à des divergences avec un partenaire financier
Le spécialiste tricolore de la robotique sous-marine et des systèmes de navigation subit une chute brutale dès l'ouverture, en queue du SBF 120. La sanction fait suite aux divergences révélées la veille avec son partenaire financier ICG sur le refinancement à boucler avant la fin de l'exercice. Le titre efface une partie de ses gains accumulés depuis un an.
Lanterne rouge du SBF 120 après la révélation d'un écart de 380 M€ avec ICG
L'action Exail Technologies chute de 17 % à 99,60 €, signant la pire performance du SBF 120 alors que l'indice gagne 1,34 %. Le mouvement sanctionne directement le communiqué publié jeudi 11 juin, dans lequel le groupe a reconnu des divergences majeures avec ICG sur le remboursement de ses obligations et actions de préférence.
L'écart entre les deux évaluations d'Exail Holding atteint environ 380 millions d'euros, ce qui complique sérieusement le refinancement prévu d'ici fin 2026. Malgré ce décrochage, le titre conserve un gain proche de 42 % sur un an, preuve de l'ampleur du rallye antérieur que cette séance vient corriger. Exail Technologies avait gagné plus de 117 % sur douze mois à la mi-mai, porté par une série de relèvements d'objectifs et une forte demande sur ses activités défense et sous-marines.
Le titre enfonce ses moyennes mobiles et sonde son support à 109,20 €
La chute fait voler en éclats les repères techniques du titre. Le cours passe sous la MM200 à 106,51 € (écart de -6,49 %) et casse nettement le support identifié à 109,20 €, qui avait pourtant tenu lors des respirations précédentes. La MM20 est à 127,27 € et la MM50 à 124,29 €, des niveaux nettement au‑dessus du cours actuel (écarts signalés : -21,74 % et -19,86 %). Le RSI, à 44, reste paradoxalement en zone neutre, signe que la baisse s'est concentrée sur cette séance plutôt que sur une dynamique longue.
Côté positionnement, les positions courtes nettes cumulées atteignent 6,65 % du capital, déclarées par cinq fonds selon les déclarations consultées, en repli de 1,70 point sur trente jours. Ce niveau, élevé en absolu, traduit la prudence d'une partie des investisseurs institutionnels sur le dossier, même si la tendance récente va plutôt dans le sens d'une couverture partielle des paris baissiers. Sur la base du consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 54,7 fois les bénéfices de l'exercice en cours. Les actionnaires sont convoqués en assemblée générale le 16 juin, puis le 19 juin.