L'action Kering en survente extrême après un plongeon de 23 % en trois mois
Kering termine la semaine quasi stable (+0,09 %) à 232,80 euros, dans un marché parisien nettement orienté à la baisse. Le titre du groupe de luxe reste lesté par un recul de près de 9 % sur sept jours et de 23 % sur trois mois. Cette séance intervient alors qu'un analyste vient de modifier significativement sa recommandation sur la valeur et que le groupe a procédé à une nomination stratégique en début de semaine.
Un relèvement de recommandation qui ne suffit pas à inverser la tendance
Le cabinet Avior CM a relevé jeudi sa recommandation sur Kering, passant de « vendre » à « surperformance », tout en rehaussant son objectif de cours de 218 euros à 266,35 euros. Ce nouvel objectif représente un potentiel de hausse d'environ 14,4 % par rapport au cours actuel de 232,80 euros. Malgré ce signal positif, le titre n'a pas réussi à décoller ce vendredi. Kering évolue dans un environnement de marché dégradé, le CAC 40 cédant 1,40 % en séance à 7 698,43 points, tandis que le SBF 120 abandonne 1,39 %. Parmi les valeurs comparables, LVMH recule de 0,92 %, confirmant la pression exercée sur l'ensemble du secteur du luxe en cette fin de semaine.
Par ailleurs, le groupe a annoncé mardi la nomination de Pierre Houlès au poste de Directeur Digital, IA et IT, avec une intégration immédiate au Comité exécutif. Cette décision traduit la volonté du groupe de renforcer ses capacités technologiques et d'intelligence artificielle, un axe devenu central dans la stratégie des grands acteurs du luxe.
Des indicateurs techniques qui signalent une zone de survente
Sur le plan technique, le titre se situe à 232,80 euros, très proche de son seuil de support identifié à 232,60 euros, zone qui a été testée sans être enfoncée au cours de la séance. Le RSI (indice de force relative, qui mesure la vitesse et l'amplitude des mouvements de prix) s'établit à 16, un niveau exceptionnellement bas qui traduit une situation de survente prononcée. Habituellement, un RSI inférieur à 30 signale que la pression vendeuse pourrait s'être temporairement épuisée. L'écart avec les moyennes mobiles est également significatif : le cours se situe 14,8 % sous la MM50 (273,26 euros) et 10,7 % sous la MM200 (260,89 euros), ce qui illustre l'ampleur de la correction subie ces dernières semaines.
Le prochain rendez-vous majeur pour la valeur est fixé au 14 avril, date de publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, suivi de l'assemblée générale prévue le 28 mai. Ces échéances pourraient fournir de nouveaux éléments d'appréciation sur la dynamique commerciale du groupe, alors que le titre a perdu plus d'un cinquième de sa valeur en trois mois.