L'action Mercialys tombe à son plus bas depuis 2023, sous les 9,50 €
La foncière de centres commerciaux subit un nouveau croc-en-jambe ce jeudi, touchant en séance un niveau inédit depuis 2023. Le recul s'inscrit dans un marché parisien lourdement lesté par la tension sur la dette française, avec le CAC 40 qui cède 1,4 % à mi-journée.
Nouveau plancher de trois ans à 9,45 €, loin sous ses trois moyennes mobiles
L'action Mercialys perd 2,87 % à 9,47 € en séance, après avoir touché 9,45 € en cours de matinée, nouveau plus bas depuis 2023. Ce plancher de trois ans efface l'ancien record à la baisse de 9,47 € et prolonge un repli qui atteint désormais -14,68 % sur le mois et 19,2 % sur le trimestre. La configuration technique est pesante : le titre évolue bien en dessous de sa MM20 à 10,47 €, avec un écart de plus de 9,5 %, et encore davantage sous sa MM50 à 11,17 €.
Le RSI à 19 signale une survente extrême, un niveau auquel le titre avait brièvement rebondi mi-septembre avant de rechuter. Côté positions baissières, des rachats partiels d'actions sont en cours, la société ayant acquis 5 millions d'euros de ses propres titres sur douze mois selon la dernière déclaration du 16 septembre, sans que cela suffise à enrayer la glissade.
Pression obligataire française et fondamentaux surveillés pour la foncière
La séance s'inscrit dans un contexte de tension extrême sur les taux d'emprunt français : le rendement de l'OAT 10 ans a atteint 4,86 %, au plus haut depuis 2008, et l'écart avec le Bund allemand se situe à 1,17 point de pourcentage, son niveau le plus élevé depuis 2012. Les foncières cotées, dont les modèles d'évaluation sont directement sensibles à la hausse des taux d'actualisation, subissent de plein fouet cette remontée, ainsi que l'avait déjà souligné la brève du 25 septembre. Sur le plan fondamental, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 28 juillet 2026), Mercialys avait relevé ses objectifs annuels de résultat net récurrent et de dividende, s'appuyant sur une réversion locative positive de +2,3 %.
Mais le ratio d'endettement restait élevé à 41,9 % du patrimoine, fragilisant le dossier dans un environnement de coût de la dette en hausse. Selon le consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 7,2 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, une valorisation qui reste à mettre en regard d'un rendement obligataire souverain français désormais élevé.