L'action Safran signe un record historique à 360,80 € et s'isole du CAC 40
Le motoriste aéronautique inscrit un nouveau sommet absolu à la Bourse de Paris en début d'après-midi. La valeur poursuit une trajectoire ascendante quand le CAC 40 fait du sur-place, dans un contexte où le refroidissement du marché de l'emploi américain ravive les attentes de détente monétaire.
Un nouveau record intraday à 360,80 € qui prolonge un rallye de vingt pour cent en un mois
Safran a touché 360,80 € en séance, un nouveau plus haut historique qui succède au précédent record de 354,10 € atteint le 2 juillet. Le cours évolue à 358,30 €, en hausse de 0,45 % sur la séance, alors que le CAC 40 recule très légèrement de 0,04 % à 8 504 points. La progression ressort à près de 8 % sur une semaine et à 20 % sur un mois, une dynamique qui isole clairement la valeur du reste de l'indice parisien.
Le titre affiche désormais un écart de 9,7 % par rapport à sa moyenne mobile à 20 jours (326,63 €) et de plus de 18 % par rapport à sa moyenne mobile à 50 jours (301,80 €), signe d'une accélération marquée. Le RSI monte à 75, en zone de surachat, tandis que le MACD reste orienté à la hausse avec un histogramme positif à 1,96. L'ancienne résistance à 358,10 €, franchie en séance, se retourne en support immédiat ; au-dessus, le seuil rond des 360 € constitue le prochain palier psychologique en l'absence de repère technique antérieur.
Une valorisation tendue dans un environnement géopolitique porteur pour la défense
Sur la base du consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 35,5 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 29,1 fois ceux de l'exercice suivant, des multiples qui traduisent le prix payé par le marché pour la croissance visible du motoriste. Le groupe avait indiqué début juin, via son directeur général, viser une production d'environ 1 400 bombes AASM Hammer en 2026 contre 200 en 2022, avec une capacité pouvant atteindre 2 000 unités par an à terme. Le protocole d'accord signé mi-juin avec Theon International, autour d'une coentreprise dans l'optronique pour drones, prolonge le positionnement du groupe sur des segments défense en forte croissance.
Le contexte de séance offre un terrain favorable aux valeurs cycliques exposées à l'international : le rapport sur l'emploi américain de juin, publié vendredi, a fait ressortir seulement 57 000 créations de postes contre 110 000 attendues, ce qui alimente les anticipations d'assouplissement de la Fed et pèse sur le dollar. Airbus progresse d'ailleurs de 1,6 % et Thales de 1,85 % à Paris. Le prochain grand rendez-vous pour la valeur sera la publication des comptes semestriels, traditionnellement attendue à la fin du mois de juillet.