L'action Schneider Electric rebondit de 3,5 % et repasse ses moyennes mobiles
Le titre parisien profite d'une ouverture de semaine dynamique pour effacer une bonne partie du repli accumulé ces dernières semaines. Dans un CAC 40 en progression en séance, Schneider Electric figure parmi les plus fortes hausses de l'indice, retrouvant un terrain technique favorable au-dessus de ses principales moyennes mobiles.
Un rebond de plus de 3 % qui ramène le titre au-dessus de ses trois moyennes mobiles
Schneider Electric gagne 3,32 % à 295,25 € en séance, après avoir clôturé à 285,75 € vendredi. Ce rebond s'inscrit dans un CAC 40 qui progresse de 0,87 %, dans un contexte de faible volatilité (VIX à 14,95). Le SBF 120 avance lui aussi de 0,79 %, témoignant d'une séance globalement bien orientée pour les valeurs françaises. Sur le plan des moyennes mobiles, la configuration est clairement favorable.
Le cours repasse au-dessus de la MM20 à 290,19 € (écart de +1,74 %) et de la MM50 à 286,55 € (écart de +3,04 %), tandis qu'il reste solidement ancré au-dessus de la MM200 à 264,04 € (écart de +11,82 %). Ce positionnement contraste avec la séquence difficile des dernières semaines, qui avait vu le titre casser son support lors de la séance du 14 septembre, avant de rebondir jeudi après la décision de la Fed. Avec +1,43 % sur la semaine et +27,76 % sur un an, la dynamique longue reste très favorable malgré la turbulence de septembre. Le RSI à 48 reste en territoire neutre, loin de signaler une configuration de surachat, ce qui préserve de la marge avant la résistance à 311 €.
Un carnet de commandes record et une guidance relevée pour 2026 rappellent la solidité du profil de croissance
Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026, le 31 juillet 2026, Schneider Electric avait relevé ses objectifs pour l'exercice en cours, évoquant un carnet de commandes à un niveau record et une demande soutenue pour ses solutions d'électrification, d'automatisation et de digitalisation dans l'ensemble de ses activités et régions. Ce contexte fondamental reste un élément de fond pour la valorisation du titre, même si le marché a eu le temps de l'intégrer depuis deux mois. À cette toile de fond s'ajoute un environnement macroéconomique complexe : la Fed, la BCE et la Banque du Japon ont relevé leurs taux directeurs au cours de la semaine écoulée, selon les informations disponibles ce lundi 21 septembre, dans un contexte de choc énergétique persistant.
Ce durcissement monétaire coordonné peut maintenir les taux longs à des niveaux élevés et peser sur les valorisations des valeurs industrielles à multiples élevés, comme Schneider Electric. Pour autant, le titre tient bien : il reste à 2,07 % de gain sur trois mois et progresse de 0,32 % sur un mois, des performances modestes mais positives dans un secteur sous pression. Le prochain niveau technique à observer reste le seuil de résistance à 311 €, soit un écart d'environ 5,3 % par rapport au cours actuel.