L'action Teleperformance rebondit à mi-journée malgré les turbulences sectorielles
Ce jeudi 22 janvier à la mi-journée, Teleperformance s'adjuge 3,41 % pour atteindre 60,66 euros, contre une clôture à 58,66 euros la veille. Cette embellie intervient dans un contexte sectoriel sous pression, marqué récemment par l'annonce de pertes au quatrième trimestre chez son concurrent américain Concentrix, liées à une dépréciation du goodwill d'environ 1,5 milliard de dollars. Sur trois mois, le titre accuse encore un repli de 10 %, témoignant des inquiétudes persistantes des investisseurs face aux défis du leader mondial de la relation client externalisée.
Un rebond technique après plusieurs semaines de baisse
Le titre du spécialiste de la relation client progresse ce jeudi après avoir franchi son seuil de support situé à 57,18 euros, niveau testé au cours des dernières séances. Le cours évolue désormais légèrement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours placée à 59,85 euros, ce qui confirme un regain d'intérêt à court terme. La résistance majeure demeure positionnée à 64,12 euros, seuil qui correspond au dernier point haut enregistré en début de mois.
Avec un RSI de 40, l'action se situe encore en zone neutre, loin des niveaux de surachat ou de survente, laissant entrevoir une marge de manœuvre pour les prochaines séances. La moyenne mobile à 200 jours, établie à 73,34 euros, se trouve toutefois éloignée de plus de 20 % du cours actuel, rappelant l'ampleur de la correction subie sur un an avec une chute de 30,66 %. Sur les sept derniers jours, le groupe affiche néanmoins une performance positive de 1,95 %, signe d'une stabilisation relative après les turbulences observées en fin d'année 2025.
Les analystes divisés sur les perspectives du groupe
Début janvier, Morgan Stanley a réduit son objectif de cours de 128 à 115 euros, tout en maintenant sa recommandation à surpondérer, laissant entrevoir un potentiel de hausse de près de 90 % par rapport au cours actuel. Cette révision s'inscrit dans un environnement dégradé pour le secteur de l'externalisation, après que la société a publié en novembre un avertissement sur ses résultats et révisé à la baisse ses objectifs annuels.
De son côté, Deutsche Bank a également ajusté sa cible fin novembre, passant de 105 euros à 70 euros avec une recommandation à conserver, reflétant une approche plus prudente face aux incertitudes entourant l'évolution du modèle d'affaires dans un contexte marqué par l'essor de l'intelligence artificielle. Les résultats du troisième trimestre 2025 ont montré une hausse du chiffre d'affaires de 1,5 % à données comparables pour atteindre 2 507 millions d'euros, tandis que le groupe vise désormais une croissance comprise entre 1,0 % et 2,0 % pour l'année, accompagnée d'une marge d'EBITA entre 14,7 % et 15 %.